Jusqu'à la fin du 1er trimestre, les dépenses pour les soins sanitaires des bénéficiaires de l'assurance maladie volontaire s'élevaient à 322,9 milliards de dôngs, dont 210,3 milliards pour les habitants et le reste, pour les élèves et les étudiants. Ces sommes ont excédé les recettes de 151,99 milliards de dôngs dont dispose le Fonds de soins sanitaires.

Le premier trimestre de l'année a vu 1,6 million de personnes souscrire à l'assurance santé, un nombre bien plus élevé que celui de l'année dernière.

Selon les Assurances sociales du pays, Hanoi et Hô Chi Minh-Ville arrivent en tête des dépenses pour l'assurance maladie volontaire, avec un montant de 116 milliards de dôngs, soit un tiers des dépenses nationales en la matière. Elles sont suivies des provinces de Binh Dinh (21 milliards de dôngs), Thua Thiên-Huê (12 milliards), Dà Nang (11 milliards), Binh Duong et Thai Binh (plus de 10 milliards chacune).

Fin 2007, les ministères de la Santé et des Finances avaient unanimement fixé la grille de cotisation entre 120.000 dôngs et 320.000 dôngs par personne et par an, une somme bien inférieure aux dépenses moyennes pour un assuré en 2006 (900.000 dôngs/personne/an). Cette cotisation, insuffisante pour couvrir les frais de dépenses réels, visait à créer les meilleures conditions possibles pour la participation de la population à l'assurance volontaire.

Selon Hoàng Kiên Thiêt, chef du Service d'assurance maladie volontaire, bien que le nombre des cartes d'assurance maladie volontaire distribuées depuis le début de l'année ait atteint 1,6 million, ce type d'assurance n'enregistre pas une participation nombreuse. Les souscripteurs sont essentiellement des malades. En outre, le déficit du fonds d'assurance maladie découle de son abus chez certains hôpitaux publics. Plusieurs hôpitaux prescrivent l'utilisation de techniques haut de gamme qui ne s'avèrent pas nécessaires pour certains cas. Certaines localités accumulent jusqu'à 50% des dépenses remboursées par l'assurance maladie en termes de services techniques, tandis qu'en réalité, 15%-20% seulement sont nécessaires.

D'ailleurs, les médicaments importés sont largement prescrits dans les hôpitaux du niveau central et représentent jusqu'à 80% des frais de médicaments. Ce qui contribue à mettre le fonds de l'assurance maladie en situation de déficit.

Risque d'insolvabilité des assurances sociales

Le ministère du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales annonce l'éventuelle insolvabilité du fonds des assurances sociales en 2030. Précisément, à partir de 2020, les dépenses dépasseront les recettes : 70.000 milliards de dôngs de recettes, mais 73.000 milliards de dôngs de dépenses, soit 3.000 milliards d'excédent. La dépense sera complétée par un fonds excédentaire qui compte 260.000 milliards de dôngs. Pourtant, celui-ci sera épuisé en 2030.

Cette situation pourrait se produire en cas d'absence de subventions nationales et dans la réalisation actuelle du régime des assurances sociales.

Cet état de fait a été posé lors d'une réunion de l'Assemblée nationale, il y a quelques mois, où a été discuté le projet de loi sur les assurances sociales.

Face à cette situation, certains députés proposent des changements dans le système de retraite. Les prestations futures correspondront exactement aux cotisations actuelles. Cela pour ne pas charger le fardeau des jeunes générations.

Par Giang Hoa - Le Courrier du Vietnam - 22 juillet 2008