L'avion de l'ancienne vedette s'est posé à l'aéroport londonien de Heathrow en provenance de Thaïlande. Le Britannique avait été chassé mardi du Vietnam après avoir purgé une peine de près de trois ans de prison pour abus sexuel sur mineur.

Déclaré persona non grata en Thaïlande, il avait dans un premier temps refusé d'embarquer à bord d'un avion pour Londres et avait pris un vol pour Hong Kong. La Chine lui avait cependant également refusé l'entrée sur son territoire et il avait dû rebrousser chemin vers Bangkok, d'où il n'avait finalement pas eu d'autre choix que de s'envoler pour Londres.

Dans la capitale britannique, Gary Glitter, de son vrai nom Paul Gadd, a été accueilli par un impressionnant dispositif policier et une meute de journalistes. La télévision locale le montrait tout sourire tandis qu'il était escorté dans le terminal de l'aéroport.

L'ancienne vedette, âgée de 64 ans, a refusé de se présenter en personne au tribunal d'Uxbridge, dans l'ouest de Londres, pour signer le registre des délinquants sexuels, comme le prévoit la loi britannique. Il y a été représenté par son avocat, qui a contesté en vain cette obligation.

La ministre de l'Intérieur Jacqui Smith avait récemment averti que l'ancien chanteur pourrait être empêché de quitter le Royaume-Uni, qualifiant Glitter de "méprisable".

L'avocat de l'ex-rockeur, David Corker, a vilipendé la justice vietnamienne qui avait condamné son client à trois ans de prison ferme, qualifiant le procès de "parodie de justice".

Extravagante star des années 70, "Glitter" (qui signifie "paillettes" en anglais) avait été arrêté en 1997 au Royaume-Uni pour avoir téléchargé sur son ordinateur de la pornographie pédophile violente. Il avait été condamné deux ans plus tard à quatre mois de prison.

Relâché après après avoir purgé la moitié de sa peine, Glitter avait fui les médias, probablement à Cuba. On le retrouve ensuite au Cambodge, d'où il fut expulsé en 2002, sur des accusations de pédophilie. La presse britannique le retrace ensuite au Vietnam où il est condamné en mars 2006 à trois ans de prison ferme, la plus faible condamnation prévue par le code pénal vietnamien pour "actes obscènes". Il bénéficie en février 2007 d'une remise de peine de trois mois.

Agence France Presse - 21 Août 2008