La plupart des victimes sont mortes de noyade, prises dans la chute d'arbres, l'effondrement de maisons, électrocutées ou frappées par la foudre, selon le comité national de contrôle des inondations et tempêtes.

Les averses inhabituellement longues qui se sont abattues sur Hanoï à partir de vendredi très tôt ont entraîné des scènes de chaos, des embouteillages monstres, inondé et privé d'électricité de nombreux foyers. La capitale vietnamienne n'avait plus vu de telles inondations et pluies depuis 1984.

Lundi, le centre de Hanoï avait repris des aspects plus ordinaires, mais la ville restait sous l'eau par endroit.

Et des habitants utilisaient encore des embarcations de fortune faites de pneus, bidons d'essence, emballages en polystyrène ou baignoire pour évacuer télévisions, meubles et autres objets de valeur.

"Les pluies pourraient continuer encore pendant deux jours dans le nord, et certaines parties de Hanoï pourraient rester inondées jusqu'à la fin de la semaine", a estimé Bui Minh Tang, directeur du centre de prévision météorologique.

"Nous sommes déjà à la fin de la saison des pluies normale", a-t-il relevé, évoquant des précipitations exceptionnellement longues et fortes cette année.

Les inondations, à Hanoï et ailleurs dans le nord et le centre, ont endommagé des milliers de maisons, mais aussi de dizaines de milliers d'hectares de champs.

Dans la province de Ninh Binh, au sud de Hanoï, une digue s'est aussi rompue, tuant l'un des 600 secouristes envoyés sur place et inondant 10.000 maisons, selon des responsables vietnamiens.

Tous les ans, des centaines de personnes périssent dans le pays dans des typhons, tempêtes, inondations. Le Vietnam, avec 86 millions d'habitants et 3.200 kilomètres de côtes, est, selon la Banque mondiale, en tête des pays en développement les plus menacés par le réchauffement climatique.

Agence France Presse - 3 novembre 2008