Les habitants de Hô Chi Minh-Ville ne sont pas satisfaits des transports en commun, des services de santé et de la délivrance du certificat de droit d'occupation foncière.

Les 8 services publics faisant l'objet de ces enquêtes sont la santé, le notariat, la certification, les transports en commun, le ramassage des ordures, l'éducation primaire, la délivrance du certificat de droit d'occupation foncière, celle du permis de construire et la déclaration des impôts.

Selon Nguyên Van Quang, directeur adjoint de l'Institut de recherche et de développement, les services de transports en commun ont enregistré une baisse de l'indice de satisfaction de l'usager, qui est passé de 78,9% en 2006 à 49,5% actuellement, et ce en raison de 5 "maux". Ceux-ci sont un comportement négatif envers les titulaires de carte de bus mensuelle, de l'insécurité, du manque d'informations sur l'itinéraire et la durée des trajets ainsi que des services, du comportement de l'employé du bus, outre la répartition irrationnelle des lignes provoquant surcharges pour l'une et faible nombre de passagers pour l'autre.

À ce propos, Duong Hông Thanh, directeur adjoint du Service municipal des transports et des communications, reconnaît ces inconvénients. Il souligne le fait que, dans les temps à venir, les services des transports publics seront assurés systématiquement afin de bien répondre aux besoins des passagers.

Nguyên Dang Nghia, délégué du Conseil populaire municipal, recommande au Service des transports et des communications de se préoccuper de l'éducation et du comportement des conducteurs et employés.

Outre les bus, les services sanitaires perdent également du prestige. L'indice de satisfaction est passé de 78,2% en 2006 à 58,5% cette année. Les habitants se plaignent du temps d'attente pour une consultation dans les hôpitaux publics qui serait 3 fois plus longue que dans les hôpitaux privés. Des formalités complexes, des salles d'attente inconfortables, le comportement de certains agents sanitaires posent problème, quant à la qualité du lit, elle ne correspond pas aux frais payés par les malades.

Selon Nguyên Van Châu, directeur du Service municipal de la santé, le mécontentement des patients résultent de 3 causes : surcharge des hôpitaux, qualité de services demeurant mauvaise et prix des services non satisfaisants. Pour remédier à cette situation, M.Châu avance plusieurs mesures concrètes : informatisation des examens de santé pour les titulaires de cartes d'assurance santé, ouverture de formation en communication pour les agents sanitaires, non abus des hautes technologies.

Quant à l'octroi du certificat de droit d'occupation foncière, qui ne satisfait que de 39,2% des citoyens au lieu de 59,3% en 2006, Dô Phi Hùng, directeur adjoint du Service municipal de la construction, souligne 9 raisons, notamment le retard dans le traitement des dossiers, les tracasseries administratives...Il énumère 10 tâches immédiates à réaliser, dont une meilleure collaboration entre services, une formation professionnelle pour les employés, un contrôle régulier des services du cadastre...

Pham Phuong Thao, présidente du Conseil populaire de Hô Chi Minh-Ville, demande aux secteurs concernés de prendre rapidement des mesures plus concrètes pour remédier à ces problèmes, et sans omettre de multiplier les contrôles afin mieux satisfaire la population en matière de services publics.

Par Giang Ngân - Le courrier du Vietnam - 3 décembre 2008


À Hô Chi Minh-Ville, il faudrait 15 ans pour améliorer les hôpitaux

Hô Chi Minh-Ville affiche de nombreuses carences dans les infrastructures de ces hôpitaux. Seulement un tiers de ses 139 établissements disposent d'un système de traitement des eaux usées. Les autres sont toujours en excédent. De plus, il existe un problème de surcharge qui provoque un manque d'espace pour les médecins et les patients.

Se laver les mains est la première des règles pour réduire les infections. Or dans plusieurs hôpitaux, il n'y a aucune place pour installer un simple lavabo.

D'autre part, le traitement des déchets solides dans les hôpitaux, surtout dans 30% des établissements sanitaires privés, fait débats chez les autorités. Face à cette situation, il est nécessaire, pour le Conseil populaire municipal, de permettre aux arrondissements et aux districts accueillant des hôpitaux de coopérer avec des organismes spécialisés dans le recyclage de ces déchets pour assurer leur traitement, selon la demande du Service municipal de la santé.

Le travail à accomplir est énorme bien que la ville ait investi, depuis le début de l'année dernière, environ 60 milliards de dôngs par an pour la construction et la remise en état des établissements de traitement des eaux usées. Cette somme a toutefois permis à 10 hôpitaux d'en bénéficier. Ainsi, 48 hôpitaux ont désormais accès aux établissements de traitement des eaux usées. À l'heure actuelle, 90 autres sont en attente, dont 9 ont reçu l'approbation du Service municipal des ressources naturelles et de l'environnement.

Selon l'examen dudit service, 10 milliards de dôngs sont nécessaires pour les travaux d'un établissement de traitement des eaux usées. Ainsi, 60 millions de dôngs par an ne permettent seulement qu'à 6 hôpitaux de se doter des structures répondant aux normes.

"C'est pourquoi, il est nécessaire de se donner 15 ans pour assurer le traitement des eaux usées dans tous les hôpitaux de Hô Chi Minh-Ville", explique Nguyên Van Châu, directeur du Service municipal de la santé.

Par Câm Sa - Le courrier du Vietnam - 3 décembre 2008