« Le 8 décembre dernier, lors de leur procès pour destruction de biens et trouble à l'ordre public, aucun des huit fidèles ne s'était reconnu coupable devant le tribunal populaire », explique ainsi « Eglises d'Asie ». Or, continue l'agence des Missions étrangères de Paris, « les comptes-rendus du procès rendus publics par la télévision et par le ‘Ha Noi Moi', le lendemain du procès, affirmaient, l'un et l'autre, que les accusés ‘avaient baissé la tête et reconnu leurs fautes' ».

Pour les huit fidèles de Thai Ha, il s'agit de « rapports mensongers ». Dans une lettre envoyée à la télévision vietnamienne (VTV1) et au journal ‘Ha Noi Moi', organe du Parti communiste vietnamien pour la ville de Hanoi, ils demandent « la rectification des informations erronées publiées » et annoncent « le dépôt d'une plainte dans le cas où le rectificatif n'aurait pas été diffusé au bout d'une semaine », continue « Eglises d'Asie ».

Les huit fidèles avaient été accusé de « Destruction de biens et troubles à l'ordre public », à l'exception de Mme Nguyên Thi Nhi, uniquement accusée de « troubles à l'ordre public ». La première accusation faisait référence à des faits ayant eu lieu le 15 août 2008. Les fidèles s'étaient frayé un passage dans une clôture et avaient pénétré dans une propriété de la paroisse accaparée par l'Etat. Les troubles de l'ordre public auraient été occasionnés par les rassemblements de prière organisés devant cette propriété, puis à l'intérieur, depuis le mois de janvier 2008.

Le 8 décembre 2008, le Tribunal populaire de l'arrondissement de Dong Da, à Hanoi, avait condamné l'un des accusés à 17 mois de prison avec sursis. Deux autres avaient écopé de 13 mois de prison avec sursis et un quatrième de 12 mois de prison avec sursis. Trois autres s'étaient vus condamnés à des peines de 15 et 12 mois de rééducation sans internement. Le tribunal avait adressé un avertissement au plus jeune des accusés. Les 8 fidèles ont fait appel du jugement.

ZENIT.org - 8 janvier 2009


Religion : le gouvernement veut remettre de l'ordre dans la gestion des terrains

Le Premier ministre Nguyên Tân Dung vient de rendre publique une directive sur la gestion des logements et terrains utilisés autrefois et actuellement par les établissements religieux.

Le chef du gouvernement demande que la gestion des logements et des terrains des établissements religieux, ainsi que leur utilisation respectent les politiques de l'État et la loi.

Sont concernés par la résolution de l'Assemblée nationale, promulguée le 26 novembre 2003, et les actes juridiques concernés, les terrains que l'État a gérés et utilisés au cours de la mise en œuvre des politiques foncières promulguées avant le 1er juillet 1991, peut-on lire dans cette directive. Le Premier ministre a ordonné que les organismes qui se vu confier par l'État des logements et terrains devront les utiliser conformément au but fixé et de manière efficace, et ce sans porter atteinte aux sentiments des pratiquants.

Le certificat de droit d'utilisation des terrains est délivré aux terrains actuellement gérés par des établissements religieux menant des activités de production agro-sylvicole ou non agricole, des activités philanthropiques ainsi qu'à ceux utilisés par les établissements religieux cités dans la première clause de l'Article 99 de la Loi foncière. Condition requise : les autorités des Comités populaires communaux doivent confirmer que ces terrains ne font pas l'objet de litiges.

Le chef du gouvernement a souligné que devrait être sanctionné sévèrement l'usage des questions foncières à des fins dévoyées : trouble à l'ordre public, fragilisation du bloc d'union nationale, de la solidarité au sein de la communauté et violation de la loi.

La pratique religieuse est un besoin pour une partie de la population. L'État et le Parti respectent la liberté de conscience et de croyance rentrant dans un cadre légal. Pour les établissements religieux qui ont besoin de logements ou de terrains, les Comités populaires des villes et des provinces ont la responsabilité d'examiner les demandes et de confier les terrains demandés en respectant procédures et réglementations, et après s'être bien référés aux politiques religieuses de l'État et aux plans d'occupation des sols de la localité, lit-on dans la directive.

La promulgation de cette directive du Premier ministre vise à gérer ces logements et terrains de manière homogène, selon la loi et pour une meilleure adéquation avec l'actuelle conjoncture socioéconomique nationale. Pour aussi contribuer à l'édification et au développement du pays ainsi qu'au renforcement du grand bloc d'union nationale.

Par Phuong Linh - Le courrier du Vietnam - 6 janvier 2009