"La grippe aviaire représente une menace pour les humains et la volaille toute l'année, mais l'expérience, au Vietnam, a montré que la menace est la plus élevée en cette période de l'année", relève Jean-Marc Olivé, représentant de l'OMS dans le pays communiste, dans un communiqué conjoint des deux agences.

L'OMS et la FAO, qui soulignent que la grippe aviaire reste "endémique au Vietnam", rappellent que le "virus n'est pas encore capable d'infecter facilement des humains". "Mais quand cela arrive, le taux de mortalité est très élevé (environ 50%)", poursuivent-elles.

Les agences rappellent aussi que "le virus n'est actuellement pas capable de se propager facilement entre les humains". "Mais les virus de la grippe sont connus pour leur capacité à changer rapidement et peuvent davantage s'adapter aux humains, avec de terribles conséquences", poursuivent-elles.

"Il y a une réelle possibilité que le virus mute et devienne facilement transmissible entre humains", ajoute M. Olivé. "Si cela se produit, nous pourrions voir le début d'une nouvelle pandémie de grippe".

Dimanche, le Vietnam a annoncé son premier décès de l'année dû au H5N1, une femme de 23 ans de la province de Quang Ninh (nord).

Une petite fille de huit ans, contaminée en janvier, a depuis récupéré. Un troisième malade est toujours hospitalisé à Hanoï.

Actuellement, dix provinces vietnamiennes sont en outre officiellement frappées par des foyers animaliers de grippe aviaire.

Le Vietnam est, après l'Indonésie, le pays qui affiche le plus lourd bilan humain de la grippe aviaire depuis qu'elle a fait sa réapparition en Asie du Sud-Est en 2003 (53 décès pour 109 contaminations).

Il avait réussi à contrôler la situation en 2006, avant d'enregistrer à nouveau des infections humaines et des décès en 2007. L'an dernier, il a recensé 5 morts du H5N1, tous au premier trimestre.

Agence France Presse - 24 février 2009