Les prix alimentaires ont grimpé de 22,19%, ceux du logement et de la construction de 5,25% et ceux des boissons et du tabac de 12,31%. Sur une base mensuelle, en mars comparé à février, les prix à la consommation ont en revanche poursuivi leur décrue (-0,17%).

L'inflation vietnamienne avait atteint un pic à 28,3% en août dernier, après des mois de surchauffe économique et de déséquilibres macroéconomiques croissants qui avaient fait craindre à certains une crise de balance des paiements.

Le pays communiste, à coups de resserrements monétaires, avait finalement réussi à redresser la barre et, sur une base mensuelle, a vu les prix à la consommation régulièrement reculer depuis septembre. La tendance s'est également récemment inversée sur le front du commerce. Après avoir enregistré un déficit commercial record de quelque 17 milliards de dollars (12,5 mds EUR) en 2008, il a affiché un surplus de 1,64 md USD (1,2 md EUR) sur les trois premiers mois de l'année.

Dans le contexte de crise mondiale, le revirement vient cependant beaucoup plus d'une chute des importations (-45% à 11,83 mds USD, 8,7 mds EUR) que d'une bonne performance des exportations (+2,4% à 13,47 mds USD, 9,9 mds EUR).

"A cause de la crise, le Vietnam n'a pas beaucoup gagné de produits à l'exportations clés comme le pétrole brut, les vêtements et le textile ou les chaussures", a commenté, sous couvert d'anonymat, un responsable du GSO. "Le gouvernement doit intervenir pour améliorer la situation". Ce mardi, la marge de fluctuation de la monnaie nationale, le dong, par rapport au dollar, a d'ailleurs été élargie à 5%, une décision prise par la Banque centrale pour lui donner plus de flexibilité. La mesure permet au dong de se déprécier davantage et de rendre les exportations plus compétitives.

Agence France Presse - 24 mars 2009