Nguyên Xuân Nghia a été condamné à 6 ans de prison ferme, Nguyên Van Tuc à 4 ans, Nguyên Van Tinh et Nguyên Manh Son à 3 ans et 6 mois, Ngô Quynh à 3 ans de prison ferme, et Nguyên Kim Nhàn à 2 ans de prison ferme. Ces 6 accusés sont également sous le coup d'une peine complémentaire de 2 à 3 ans de résidence surveillée.

Ce procès qui a débuté jeudi a vu la présence de représentants des ambassades des États-Unis, de Suède et d'Australie au Vietnam, ainsi que de journalistes de plusieurs agences de presse étrangères telles que Reuters (Grande-Bretagne), AFP (France), DPA (Allemagne).

Selon le réquisitoire du Parquet populaire suprême, début août 2008, Nguyên Xuân Nghia et ses complices ont suspendu des banderoles et distribué des tracts sur les viaducs de Lach Tray (Hai Phong) et de Lai Cach (province voisine de Hai Duong), pris des photographies de ces évènements, écrit et diffusé sur internet des articles mensongers et diffamatoires à l'encontre du pouvoir public et de la République socialiste du Vietnam.

Ces mêmes personnes, excepté Ngô Quynh, ont rédigé et diffusé des documents contre la République socialiste du Vietnam. Ils ont régulièrement envoyé sur des sites étrangers de nombreux articles dénigrant les politiques du Parti et de l'État vietnamien, revendiquant le pluralisme politique et le multipartisme, niant le rôle dirigeant du Parti, incitant à l'opposition, diffamant les autorités, exerçant de mauvaises influences sur le Renouveau et portant atteinte à la sécurité nationale comme à l'ordre public.

En outre, Nguyên Xuân Nghia a participé à partir de 2007 à l'organisation réactionnaire du "Comité de représentation provisoire du Bloc 8406". De cette date jusqu'à son arrestation, il a écrit au total 57 articles diffamant contre le Parti et l'État vietnamien. De même, Tinh, Son et Tuc ont écrit de nombreux articles pour des sites réactionnaires tels que "Dôi thoai" (Dialogue), "Hung Viêt" (Redressement du Vietnam), "Tô quôc" (Patrie)... L'accusé Nguyên Van Tinh avait auparavant été condamné à 7 ans d'emprisonnement par le Tribunal populaire de Hai Phong pour avoir fondé une organisation réactionnaire.

Lors de ce procès, les accusés ont reconnu leurs actes, mais nié le caractère pénal de ceux-ci. Seul Nhàn a reconnu que le procès a eu lieu de manière démocratique et équitable.

Le jury a indiqué qu'il s'agissait là d'une affaire d'atteinte très grave à la sécurité nationale. Partant d'insatisfactions personnelles diverses, les accusés ont abusé de leurs libertés démocratiques comme d'expression, et mené des actes contre le Parti et l'État.

Par Phuong Mai - Le courrier du Vietnam - 12 octobre 2009


200 personnes à Paris pour une marche silencieuse de solidarité

La marche de solidarité a été organisée pour les quelque 400 moines et moniales expulsés fin septembre du Monastère de Bat Nha au Vietnam.

Dimanche 11 octobre, une marche silencieuse de solidarité a été organisée à Paris par la communauté monastique du Village des Pruniers pour les quelque 400 moines et moniales expulsés fin septembre, du Monastère de Bat Nha au Vietnam. Ces derniers ont depuis trouvé refuge dans un autre temple, autour duquel des tracts sans indication d'origine ont été lancés, désignant nommément et injuriant un certain nombre de moines responsables, traitant de réactionnaires les disciples du "village des Pruniers" qui est la communauté bouddhiste installée en France dont le maître Thich Nhât Hanh, l'esprit et les règles ont inspiré les religieux de Bat Nha.

Marche contre la violence

Près de 200 personnes ont marché à Paris dans le silence, des Jardins de l'Unesco derrière l'école militaire jusqu'au Parvis des Droits de l'Homme, où ils se sont assis, après avoir déposé des fleurs, pour une méditation. La communauté des Pruniers demande "que cesse la violence contre notre communauté", "que le droit de pratiquer et de fonctionner comme n'importe quel autre temple soit reconnu officiellement", que notre communauté puisse rester dans l'asile temporaire qui lui a été offert jusqu'a la résolution de cette situation".

Par Malika Elkord - Le Nouvel Observateur - 12 octobre 2009