"Ils ont déjà quitté le Vietnam", selon un responsable de l'aéroport de Hanoï ayant requis l'anonymat.

Selon une source diplomatique vietnamienne, les demandeurs d'asile - des femmes pour la plupart- devaient s'envoler à 06H30 GMT de Hanoï, soit 30 minutes avant l'arrivée au Vietnam du président sud-coréen Lee Myung-Bak.

L'ambassadeur du Danemark, Lysholt Hansen, n'a pas souhaité s'exprimer.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères s'est également refusé à tout commentaire.

Selon Kim Sang-Hun, un défenseur des droits de l'Homme qui a aidé le groupe à atteindre l'ambassade du danoise, le groupe comprend un médecin et sa femme, une mère et sa fille de 13 ans ainsi qu'une femme qui avait été quasiment réduite en esclavage dans un karaoké chinois.

Les ressortissants nord-coréens ont vécu dans un garage et une tente dressée dans les locaux de l'ambassade où ils s'étaient réfugiés le 24 septembre.

Des dizaines de milliers de Nord-Coréens, qui fuient la faim ou la répression, ont réussi à passer la frontière de leur pays avec la Chine ces dernières années.

Les transfuges tentent souvent de rejoindre la Mongolie ou des pays d'Asie du Sud-Est frontaliers avec la Chine comme le Vietnam et le Laos, où ils se réfugient dans des ambassades de pays tiers dans l'espoir d'être ensuite recueillis par la Corée du Sud.

Trois hommes et une femme se disant nord-coréens avaient déjà pénétré dans l'ambassade du Danemark à Hanoï en juillet 2007. Fin 2004 et mi-2005, d'autres réfugiés nord-coréens s'étaient introduits dans les ambassades de Suède, de France et de Thaïlande au Vietnam.

Le Vietnam est, avec la Corée du Nord, l'un des derniers pays communistes de la planète.

Agence France Presse - 20 octobre 2009