Du rugby à 10 au stade Olympique
Par Vietnam aujourd'hui le samedi 24 octobre 2009, 16:58 - Infos en français - Lien permanent
Le rugby n'est pas encore le sport le plus populaire du Royaume, mais la fédération poursuit ses efforts de développement avec notamment ce weekend, et pour la 9e année consécutive, l’organisation de l 'Angkor 10’s. Un tournoi de rugby à 10, une discipline conviviale mais spectaculaire. Un essai à transformer !
Comme coup d'envoi officieux du début du championnat, qui démarre cette année le 15 novembre prochain, la Fédération Cambodgienne de Rugby organise depuis 2001 l’Angkor 10's. Cette année encore c’est la banque ANZ Royal qui est le principal sponsor de cette compétition regroupant des équipes de 10 joueurs, d'ordinaire les tournois à 15, 13 voire à 7 sont nettement plus courants. Les matchs se jouent en deux mi-temps de 8 minutes -10 en finale et demi-finale - et suivent des règles de jeu semblables à celle du jeu à 15. Le tout devrait donner des matches rapides et explosifs.
Les vétérans, plus de 35 ans, ouvrent le feu vendredi à partir de 13h30 jusqu'à 17h30, avec quatre équipes, venues de toute la péninsule indochinoise (Cambodge, Thaïlande, Laos, Vietnam). Une compétition placée sous le signe de la convivialité, du fair-play et de la troisième mi-temps.
Et samedi place à la grande compétition. Elle rassemble 12 équipes de toute l'Asie (Cambodge, Thaïlande, Philippines, Vietnam, Corée du Sud, Singapour, Hong Kong) et des joueurs originaires de France, de Dubaï, d'Afrique du Sud, d'Australie ou de Nouvelle Zélande. L'équipe tenante du titre est aussi la première équipe 100% cambodgienne, Les Piliers d'Angkor. Les matches de poules commencent à 8h, les demi-finales à midi, les finales à 14h30 et la grande finale aura lieu à 17h.
Trois questions à Pich Ratana, 27 ans, capitaine des Piliers d'Angkor:
Comment un cambodgien devient-il joueur de rugby ?
J'ai découvert le rugby à 20 ans, grâce à l'ONG Pour un Sourire d'Enfant. Pour le tournoi Angkor 10's, je suis capitaine de l'équipe Les Piliers d'Angkor, qui regroupe beaucoup de joueurs des Garudas, l'équipe de PSE. Quand j'étais plus jeune, je jouais au football et voulais devenir une super star, mais grâce au rugby j'ai pu voyager dans toute l'Asie (Thaïlande, Singapour, Hong Kong, Brunei, etc) alors je n’ai pas de regrets !
En plus de ta passion du rugby, travailles-tu ?
Oui, nous ne sommes pas professionnels comme les footballeurs. Alors je travaille toute l'année à Phnom Penh dans une entreprise de plantation d'hévéa. Mon patron est membre de la Fédération et m'a poussé à jouer au rugby, je n'ai donc pas de problèmes pour m'entrainer, généralement trois à quatre fois par semaine. Et les matches ont lieu les dimanches, de novembre à avril, quand le championnat de football est terminé.
Qu’attends tu de ce tournoi ?
Je pense que ce tournoi peut-être intéressant pour le Cambodge et les Cambodgiens, qu'ils découvrent un nouveau sport parce qu'il n'est pas très populaire ici. Mais ça se développe ! Certains le trouvent trop dangereux. Alors que si on connaît les règles et qu'on les applique, ça ne l'est pas. Je pense que cette année l'affluence sera plus importante que l'an dernier, où elle était d'environ 10 000 personnes et où il y avait beaucoup d'expatriés. Je veux que ce sport devienne populaire et que tous les cambodgiens viennent nous encourager. N'hésitez pas !
Par Amaury d’Oléon - Le petit journal - 23 octobre 2009
