Tel est le contenu du projet d'arrêté sur la sanction des infractions administratives dans le secteur démographique qui a été récemment élaboré par le Département de la démographie et du planning familial (ministère de la Santé).

Des amendes seraient également appliquées aux personnes qui offensent les utilisateurs de méthodes contraceptives. Toujours selon ce projet d'arrêté, l'amende s'élèverait à 5 millions de dôngs à l'encontre de la personne qui contraindrait des parents à continuer d'avoir des enfants. Particulièrement, la contrainte des méthodes de stérilisation subirait une amende maximale de 10 millions de dôngs.

Le projet d'arrêté détermine également les amendes appliquées à l'encouragement au choix du sexe des enfants. Selon les statistiques du Département de la démographie et du planning familial, le pays doit faire face à un grave déséquilibre des sexes à la naissance. En 1999, ce ratio était équivalent à la moyenne dans le monde avec 109 garçons pour 100 filles. Pourtant, ce ratio est devenu alarmant ces dernières années avec 110-112 garçons pour 100 filles, même 123/100 dans certaines provinces et villes. A noter que près de 70% des femmes connaissent le sexe de leur enfant avant l'accouchement et que 98% d'entre elles ont recouru à l'imagerie médicale.

Ce déséquilibre causera dans l'avenir un changement de la structure démographique, affirme Duong Quôc Trong, chef adjoint du Département de la démographie et du planning familial. "Cela entraînera l'augmentation de la criminalité sexuelle et la traite des femmes...", souligne-t-il.

Face à cette situation, ledit département a décidé de durcir le ton. La généralisation des connaissances sur le choix du sexe des enfants ainsi que le recel et la divulgation de documents en la matière seraient punies de 40 millions de dôngs au maximum. De plus, une amende de 2-5 millions de dôngs serait prononcée à l'encontre des méthodes divinatoires et de 7-15 millions pour la réalisation d'imageries médicales dans le but de connaître le sexe de l'enfant. De même, une amende d'un à 2 millions de dôngs serait réservée à celui qui contraindrait une femme à réaliser un avortement sélectif. Les médecins qui pratiqueraient cet acte seraient sanctionnés de 20 millions de dôngs au maximum.

Par Phan Anh - Le courrier du Vietnam - 30 octobre 2009