Il s'agira, estime le quotidien économique Nihon Keizai du 12 décembre, du plus important projet d'infrastructures en Asie du Sud-Est (56 milliards de dollars soit 38 milliards d'euros) et de la seconde percée du Shinkansen à l'étranger après Taïwan en 2007. Le Japon étudie les conditions de prêts destinés à financer l'opération à laquelle la Corée du Sud, qui a adopté le TGV, souhaiterait participer.

Etant donné l'importance du projet (1 560 kilomètres), le Vietnam entend commencer par deux tronçons prioritaires : Hanoi-Vinh, capitale de la province de Nghe An (280 kilomètres), et Nha Trang- Hô Chi Minh (380 kilomètres). Selon le ministère des transports japonais, la technologie du Shinkansen est moins coûteuse en terme de construction et d'entretien que celles de ses rivaux allemand (ICE) et français (TGV). Le nouveau modèle de Shinkansen (N 700) a en outre une plus grande capacité de voyageurs que l'ICE ou le TGV. Depuis sa mise en service en 1964, le train à grande vitesse japonais n'a connu aucun accident mortel. Le Japon vise le marché américain où il estime avoir de bonnes chances étant donné son avance en technologie antisismique, - une question sensible après le tremblement de terre en Californie en 2003.

Par Philippe Pons - Le Monde - 14 décembre 2009