Des critiques formulées par Seang Peng Sè, président du Comité des frontières, un organisme proche de l’opposition basé en France. Sur les ondes de la radio Voice of America, il a affirmé que le travail des gouvernements cambodgien et vietnamien basé sur la convention de 1985 était illégal, parce que cette dernière a été abrogée par les accords de Paris de 1991.

Seang Peng Sè a d’ailleurs accusé le gouvernement d’avoir planté ses bornes frontalières dans la province de Svay Rieng, sur le sol cambodgien, sans en avoir au préalable informé les propriétaires des terrains concernés.

En réponse à ces attaques, le Conseil des ministres a indiqué que le tracé de la frontière a été réalisé conformément à la Constitution, en se fondant sur la carte reconnue internationalement, déposée par le Roi-père, Norodom Sihanouk en 1964.

Et sur la question des terrains, le communiqué précise encore qu’aucun titre de propriété ne sera délivré dans cette zone, tant que le tracé de la frontière ne sera pas définitif.

Cambodge Soir - 12 janvier 2010