"Là où des contrôles des prix ont été essayés dans le passé, ils n'ont pas marché", a affirmé Robert Hormats, sous-secrétaire d'Etat pour l'Economie, l'Energie et l'Agriculture, devant des étudiants à Hanoï. "Ils sont (...) sources de distorsions qui durent longtemps".

"J'appelle les dirigeants du Vietnam à regarder les expériences des autres pays qui ont essayé un contrôle des prix et ont échoué", a-t-il poursuivi, rappelant que les Etats-Unis en avaient eux-mêmes "fait l'erreur" dans les années 70 et qu'il leur avait fallu 20 ans pour "démêler cette erreur".

L'ambassadeur américain à Hanoï, Michael Michalak, avait déjà relayé, en février, l'inquiétude de son pays face à ce projet de régulation. Selon lui, la Chambre américaine de commerce, avec d'autres groupements d'entreprises étrangères et locales, étaient préoccupées et en discussion avec Hanoï.

La Chambre européenne de commerce a précisé il y a plusieurs semaines qu'Hanoï envisageait un contrôle des prix sur des produits comme le pétrole, le ciment, le gaz, l'acier. Il s'appliquerait aux entreprises étrangères et aux sociétés vietnamiennes du privé, alors que la législation actuelle ne prévoit pour l'instant un contrôle que pour les sociétés publiques du pays communiste.

Face aux inquiétudes des milieux d'affaires étrangers, Hanoï avait rétorqué mi-février que son projet n'était pas en contradiction avec les engagements du pays à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Le Vietnam a officiellement rejoint l'OMC début 2007.

Agence France Presse - 12 avril 2010