Le pays communiste espère débuter la construction d'une première centrale en 2014 pour répondre à un boom économique énergivore. Selon les projections gouvernementales, au moins l'un des quatre réacteurs - d'une capacité totale de 4.000 mégawatts (MW) - devrait entrer en service en 2020.

Le directeur d'un organisme régional rattaché à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mun-Ki Lee, a affirmé que le Vietnam avait enregistré des "progrès significatifs" en matière de science et de technologie nucléaires mais qu'il avait encore besoin d'un système de sécurité et d'une main-d'oeuvre qualifiée. "Le programme nucléaire et la sécurité doivent progresser de concert", a-t-il déclaré à l'AFP, en marge d'une conférence internationale sur la technologie et la sécurité dans les centrales nucléaires.

Des experts ont déjà mis en garde contre le manque de main d'oeuvre qualifiée pour faire tourner les centrales, l'insuffisance de garanties en matière de sécurité et une législation inadéquate. Le chef de l'agence russe responsable de la supervision atomique, Nikolay Kutin, a quant à lui affirmé aux délégués que la population vietnamienne devait être impliquée dans le projet, notamment lors de l'examen des textes réglementaires. En février, des sources proches du dossier avaient indiqué que l'Agence russe de l'énergie atomique Rosatom avait été retenue pour construire la première centrale nucléaire du Vietnam.

Agence France Presse - 17 juin 2010