Cette nomination n'est pas une nouvelle en soi car elle avait été annoncée en juin dernier, mais elle est une étape significative pour le rapprochement entre le Vatican et le Vietnam, un processus entamé en 2007. En revanche, ce représentant n'est pas ambassadeur, et il ne résidera pas au Vietnam.

Les missions de Monseigneur Leopoldo Girelli seront nombreuses. Qu'il s’agisse de la question de la restitution des terres, ou bien des domaines de l'éducation et de la santé, comme l'explique Régis Anouilh rédacteur en chef du mensuel Eglises d'Asie :

« L’Eglise demande à réinvestir le champ de l’éducation. Toutes les écoles que l’Eglise catholique avait au Vietnam avant 1975 au Sud, avant 1954 au Nord, ont été nationalisées, elles ont été confisquées. De la même façon, les dispensaires, les hôpitaux catholiques ont été confisqués. Là aussi, l’Eglise demande à nouveau à réinvestir ce champ, tout simplement parce que les besoins sont immenses, et l’Etat seul ne peut y pourvoir ».

Une mission difficile, donc, qui exigeait le choix d'une personne expérimentée. Monseigneur Girelli est un diplomate religieux de carrière, en poste en Indonésie depuis 2006.

L'Eglise catholique vietnamienne compte la communauté la plus importante d'Asie du Sud-Est après celle des Philippines, avec au moins six millions de fidèles sur 86 millions d'habitants.

Radio France Internationale - 14 janvier 2011