Depuis quelques temps, un certain nombre de personnes dans le pays s'acoquinent avec des réactionnaires à l'étranger pour troubler ou fomenter des actions contre l'œuvre de développement socio-économique au Vietnam. Les actes déplacés de cette minorité sont non seulement condamnés par l'opinion publique dans le pays, mais aussi critiqués vigoureusement par des érudits à l'étranger, dont des spécialistes vietnamiens comme Andrew Nguyên.

Certains individus ont même commis, sous prétexte de démocratie, de droits de l'homme et de liberté religieuse, des actes totalement illégaux au Vietnam comme inciter des habitants à troubler l'ordre public. "L'objectif suprême de n'importe quel État, dont le Vietnam je crois, est d'édifier une société libérale, démocratique et respectueuse des droits de l'homme", a affirmé Andrew Nguyên. Selon lui, ces notions, bien qu'elles aient certaines valeurs communes pour toute l'humanité, doivent être comprises et évaluées selon les contextes bien précis de chaque nation. Les formes de sanction à l'encontre de ces personnes dépendent de leur infraction vérifiée et enquêtée par les services juridiques du Vietnam. "Personnellement, je pense que si elles violent réellement la loi, elles doivent être sanctionnées conformément aux prescriptions de la loi vietnamienne car le plus important, c'est que personne ou aucune force ne peut enfreindre la loi sans en subir les conséquences", a jugé l'analyste. D'après ce qu'il connaît, l'État vietnamien a appliqué des sanctions "relativement flexibles et clémentes" contre ces individus.

Aux yeux d'Andrew Nguyên, la loi vietnamienne dispose de prescriptions concrètes sur l'expression des opinions politiques des individus. La forme la plus appropriée, selon lui, est de discuter et de dialoguer directement avec les services responsables. "En réalité, les autorités de différents échelons, y compris les plus hauts dirigeants du Vietnam, ont écouté directement, dialogué et accueilli les avis de bien des gens, dont des Vietnamiens résidant à l'étranger. J'espère que le mécanisme de dialogue entre l'État et la population se perfectionnera et fera sentir de plus en plus ses effets", a-t-il estimé.

S'agissant de la vie spirituelle des habitants au Vietnam, Andrew Nguyên a partagé qu'il avait eu l'occasion de passer par de nombreuses régions du pays, où il avait trouvé que ses proches, ses amis et d'autres habitants "sont libre de choisir leur croyance et leur religion". "Par rapport au moment où je suis parti vivre à l'étranger, le Vietnam a plus de pagodes, d'églises, de temples et de lieux de culte. La politique religieuse du Vietnam est de plus en plus claire, transparente et efficace", a-t-il remarqué, citant un exemple précis pour confirmer ses propos : l'État vietnamien et le Vatican ont considérablement amélioré leurs relations au cours de ces trois dernières années. "D'après les informations qui me sont parvenues, le Premier ministre Nguyên Tân Dung a effectué une visite officielle au Vatican et ce dernier a tout récemment envoyé son premier représentant non permanent au Vietnam", a-t-il observé.

Depuis cinq ans, Andrew retourne au moins une fois chaque année au Vietnam, où il s'est aperçu des changements positifs. "Bien que le Vietnam ait rencontré beaucoup de difficultés suite à la guerre qui s'est éternisée et aux calamités naturelles qui surviennent tous les ans, son gouvernement a su barrer habilement et efficacement le navire de l'économie nationale. Il a pu maintenir une croissance économique spectaculaire durant des années, diminuant les impacts des récessions et des crises économiques régionales et mondiales", a-t-il félicité. Sans oublier de mentionner les acquis du Vietnam dans d'autres domaines.

Par Minh Quang - Le courrier du Vietnam - 10 mars 2011