Sa condamnation a été réduite à 5 ans de prison ferme et à 3 ans de résidence surveillée (contre 5 ans en janvier), a indiqué cette source.

Vi Duc Hoi, 55 ans, risquait 20 ans de prison pour avoir publié sur internet des commentaires sur des sujets sensibles comme des disputes entre citoyens et autorités liées à des terres, avait indiqué son avocat après le premier procès en janvier.

Le chef d'accusation de propagande contre l'Etat est considéré par les défenseurs des droits de l'Homme comme un moyen de criminaliser la liberté d'expression.

Membre du parti communiste au pouvoir pendant trente ans, Hoi avait été responsable d'un service local de propagande avant de démissionner pour devenir un militant pro-démocratie, selon sa femme.

En 2009, le militant avait reçu un prix de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

Selon l'organisation, la justice avait condamné en première instance le militant à rendre 56 millions de dongs (1.800 euros) reçus illégalement de groupes étrangers, dont le montant du prix HRW.

Sa peine a été réduite mais il ne devrait pas être en prison, a déclaré mardi à l'AFP Phil Robertson, de HRW, condamnant une peine très sévère contre un homme qui n'a rien fait d'autre qu'exprimer des avis opposés au gouvernement du Vietnam.

Vi Duc Hoi avait été arrêté en octobre, à une période où les autorités renforçaient la répression des opposants avant le congrès quinquennal du parti communiste, qui a eu lieu en janvier.

En avril, Cu Huy Ha Vu, fils d'un compagnon de route du fondateur du parti communiste vietnamien Ho Chi Minh, arrêté à la même période, a été condamné à sept ans de prison pour propagande contre l'Etat dans l'une des affaires les plus politiques de ces dernières années.

Agence France Presse - 26 avril 2011