Emirates Airlines et Etihad Airways sont bien sûr les grandes gagnantes de ce nouvel accord, qui permet en outre à RAK Airways et aux low cost Flydubai et Air Arabia de venir se poser sur les aéroports vietnamiens. Il y a cependant peu de chances de voir les avions des trois dernières se poser un jour à Hanoi, leurs flottes étant exclusivement composée de monocouloirs.

Vietnam Airlines pourra de son côté proposer des vols vers les Emirats avec des correspondances vers l’Europe, où elle ne dessert en direct que Paris, Francfort et Londres. L’accord permet en effet une flexibilité totale sur la création de routes, les capacités, les fréquences et le type d’appareil utilisé, ainsi que des droits de « cinquième liberté ». Ce qui ôte une grosse épine du pied d’Emirates et Etihad, le Vietnam étant de loin le plus gros pays de l’ASEAN absent de leur réseau.

La nouvelle risque en revanche de ne pas plaire aux compagnies européennes dont Lufthansa, Aeroflot, LOT Polish Airlines et surtout Air France, qui avec sa partenaire dans l’alliance SkyTeam Vietnam Airlines offre de nombreux vols directs vers Hanoi et Ho Chi Minh Ville.

L’aéroport de la capitale Hanoi voit environ 5% de son trafic aller vers l’Europe, aucun vol n’étant disponible vers les pays du Golfe (Qatar Airways passe par Bangkok). Dans la capitale économique Ho Chi Minh Ville, l’Europe représente 4% du trafic et le Moyen Orient 1%, avec les liaisons vers Doha opérées toujours par Qatar Airways.

Par François Duclos - Air Journal - 28 avril 2011