"Des informations non vérifiées indiquent que des dizaines de Hmongs ont été tués ou blessés. Les autorités ont scellé la zone et refusé aux diplomates étrangers et journalistes de s'y rendre", a ajouté HRW.

Une source militaire avait indiqué début mai que des milliers de membres de la minorité hmong, majoritairement chrétiens, s'étaient rassemblés dans la province de Dien Bien, frontalière de la Chine et du Laos, pour réclamer plus d'autonomie et de liberté religieuse. Des heurts s'étaient selon lui produits avec l'armée.

HRW demande au gouvernement une enquête transparente sur "les accusations de violence excessive par les autorités gouvernementales" et de la part des manifestants. "Actuellement, la zone est un trou noir" en terme d'information, a souligné Phil Robertson, directeur Asie du groupe de défense des droits de l'Homme.

Agence France Presse - 17 mai 2011