La cérémonie d'inauguration de cette usine a vu la présence de Lê Phuoc Thanh, président du Comité populaire de la province de Quang Nam, de Jean-François Girault, ambassadeur de France au Vietnam et de Marie-Cécile Tardieu-Smith, conseillère économique de l'ambassade de France au Vietnam.

L'usine de traitement des déchets solides de la ville de Hôi An s'inscrit dans le cadre du projet global de protection de l'environnement de la ville de Hôi An, financé par l'aide publique pour le développement de France. Le consortium Vinci Construction Grands projets-Stereau-Berim est le maître d'œuvre. Il s'agit d'une usine de traitement par compostage, conçue dans les règles de l'art, et surtout adaptée aux déchets spécifiques vietnamiens et à Hôi An en particulier. L'usine est capable de traiter 55 tonnes par jour de déchets urbains solides et pourra accompagner le développement de la ville jusqu'à 100 tonnes journalières. Coût d'investissement : plus de 77 milliards de dôngs dont plus de 57 milliards provenant des APD françaises.

"Un des objectifs principaux de cette installation est de résoudre les difficultés engendrées par les déchets organiques : production importante de gaz à effet de serre, méthane en particulier, infiltration des liquides chargés en polluants, nocivité olfactives qui peut entraîner des maladies respiratoires, etc.", a souligné Raphael Nguyên, manageur de Vinci Construction Grands Projets.

D'ailleurs, la mise en œuvre de cette usine vise à remplacer l'actuelle décharge recevant toutes sortes de déchets par une installation qui va séparer les matières organiques du reste des ordures pour les traiter par compostage. Ce compostage, piloté par un système automatique en fermentation, va permettre de transformer le produit, après affinage, en amendement organique pour l'agriculture. On a, de cette manière, éliminé la nocivité des déchets, tout en produisant un produit intéressant. Le reste des déchets est trié pour en retirer les matériaux recyclables, en l'occurrence, à Hôi An, principalement les plastiques de type PP et PE qui sont en volume non négligeable. D'autres matières sont également isolées comme les verres, plastiques lourds, aciers... Le reste, non utilisable, mais aussi non polluant, est déposé en décharge. Dans une quantité évidemment bien moindre qu'à l'origine.

"Nous apprécions les aides françaises dans le domaine de l'environnement. Cette usine contribue à réduire la pollution de l'environnement, à améliorer la prise de conscience des habitants locaux à l'égard de la protection de l'environnement et du patrimoine mondial - l'ancienne cité urbaine de Hôi An", a affirmé Nguyên Van Dung, vice-président du Comité populaire de la ville de Hôi An et chef du projet.

Jean-François Girault, ambassadeur de France au Vietnam, a souligné qu'un des volets de la coopération France-Vietnam résidait dans la protection de l'environnement. La mise en œuvre du projet de traitement des déchets à Hôi An permettra à cette ville patrimoine mondial de préserver son environnement, de conserver durablement le patrimoine culturel et de développer les activités économiques, commerciales et touristiques tout en améliorant le bien-être social et la qualité de vie de l'ensemble des habitants de cette ville. D'ailleurs, le projet permet également d'édifier la ville de Hôi An en se basant sur la modernisation et la protection d'un environnement propre, et ce sur le long terme.

Vers la fin de cette année, Vinci Construction Grands Projets achèvera son usine de traitement des déchets solides hospitaliers. Elle prévoit aussi la mise en service en 2012 du système de collecte et de traitement des eaux usées de Hôi An.

Actuellement, environ 82 tonnes de déchets sont rejetées chaque jour par les habitants, hôtels et restaurants à Hôi An, selon le Bureau des ressources naturelles et de l'environnement de Hôi An. Un environnement propre et beau sera un atout supplémentaire pour la ville en matière d'afflux touristique. Chaque année, cette cité a accueilli en moyenne 3,5 millions de touristes sur la période 2006-2010.

Par Huong Giang - Le courrier du Vietnam - 18 juillet 2011