Leur financement sera assuré par les amendes perçues dans les transports des usagers publics. Le Centre de gestion du transport public a la charge de trouver un consultant qui interviendra d'ici la fin de cette année.

Le tronçon du carrefour Thu Duc à la route D400 de l'avenue Hanoi a été choisi comme site d'expérimentation. D'après Duong Hông Thanh, chef adjoint de ce service, les 15 lignes de bus empruntent cette avenue avec un trafic de plus de 40.000 passagers. Un axe qui de ce fait donne souvent lieu à des embouteillages.

Lors de huit dernières années, la mégapole du Sud a lancé plusieurs études et enquêtes réalisées par des consultants domestiques ou étrangers. Mais toutes ont cessé par l'élaboration de rapport de la faisabilité et ne sont pas déployées. On peut citer ainsi les études en 2004 de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), en 2009 du Centre des prévisions et d'études urbaines (PADDI), en 2010 de l'École polytechnique pour le perfectionnement et le développement du réseau de lignes de bus à Hô Chi Minh-Ville, et la dernière, celle menée cette année par l'Agence sud-coréenne de coopération internationale (Koica).

Malgré les différences entre ces nombreux travaux, les spécialistes ont estimé que six axes peuvent comprendre une voie exclusive aux bus : Diên Biên Phu et 3 février, avenue Hanoi, Truong Chinh-Nam Ky Khoi Nghia-Nguyên Van Trôi, Hai Bà Trung-Phan Dinh Phùng-Nguyên Kiêm, Ly Thuong Kiêt-Hoàng Van Thu-Phan Dang Luu-Bach Dang.

Une telle voie est expérimentée depuis juillet 2003 sur la seule ligne de Trân Hung Dao, et les résultats sont encourageants. Avant celle-ci, on comptait moins de 3.000 passagers par jour sur cette ligne allant du marché de Bên Thành à celui de Binh Tây, puis, à sa création, le nombre de passagers est passé à 10.000, et aujourd'hui il est de 20.000...

Par Quê Anh - Le courrier du Vietnam - 4 octobre 2011