Ce projet donne à ces établissements universitaires une indépendance en matière de remise de diplômes, en renforçant également leur responsabilité en terme de qualité de la formation, sachant que leur réputation dépend directement des compétences de leurs étudiants telles qu'elles seront constatées dans la vie active, et plus particulièrement au sein de l'entreprise.

Une mise en concurrence sur ce plan entre universités et IUT est parfaitement saine. Pour ce faire, ces établissements doivent s'assurer de la qualité de leur enseignement, en la faisant évaluer par une organisation indépendante, dont les résultats devront être rendus pleinement publics.

D'après Bùi Van Ga, l'important est aussi de renforcer l'autonomie de ces établissements dans divers autres domaines tels qu'organisation interne, gestion du personne, des finances, de la recherche... Ce projet de loi prévoit également une autonomie en matière de recrutement des promotions dont les modalités des concours d'entrée des universités et IUT. Sur ce point d'ailleurs, le ministère de l'Éducation et de la Formation a déjà publié plusieurs circulaires leur accordant un pouvoir de réglementation afin qu'ils soient en mesure de relever la qualité de leurs formations.

Actuellement, l'éducation universitaire n'est pas homogène avec des universités et IUT ayant une riche expérience en matière de formation cohabitant avec d'autres qui sont très récents. Le transfert des droits d'autonomie aux universités et IUT dépend de leur capacité de gestion.

Récemment, le ministère de l'Éducation et de la Formation a expérimenté une telle autonomie avec l'École polytechnique de Hanoi et, d'après le vice-ministre Bùi Van Ga, ce transfert n'est pas pour l'heure actuelle généralisé et doit suivre un itinéraire.

Par Quê Anh - Le courrier du Vietnam - 27 octobre 2011