Le projet d'arrêté sur la gestion de la commercialisation de l'or en pièces, élaboré par la Banque d'État (BEV), a été soumis au gouvernement pour adoption. Dans ce projet, le commerce de l'or en pièces doit obligatoirement être effectué par l'intermédiaire d'une banque ou d'une entreprise autorisée par la BEV. Une personne non autorisée ne peut employer l'or comme moyen de paiement et commercialiser l'or en pièces.

Le pays recense environ 12.000 entreprises de commercialisation de l'or en pièces. Les fluctuations du marché de l'or ces derniers temps s'expliquent pour l'essentiel par le manque d'homogénéité entre les réglementations étatiques de gestion des activités de commercialisation de l'or.

À présent, la BEV gère une partie des activités de commercialisation de l'or à travers les politiques monétaires. Les organisations et les particuliers qui veulent se lancer dans la commercialisation de l'or doivent seulement s'enregistrer au registre du commerce. Le contrôle et la gestion du marché de l'or sont dévolus au ministère de l'Industrie et du Commerce. Ainsi, l'application d'un nouveau mécanisme de gestion étatique est nécessaire pour stabiliser le marché et assurer le développement durable du marché, a estimé Nguyên Thanh Truc, président de la Compagnie de l'or de la Banque de l'agriculture et du développement rural.

Ce projet d'arrêté limite les modalités de commerce de l'or en pièces afin de contrôler de manière efficace cette activité pouvant donner lieu à de la spéculation ou à d'autres opérations périlleuses pour l'économie nationale. La production, la sous-traitance et le commerce de bijoux et autres produits d'artisanat employant de l'or ne sont pas davantage interdits, mais soumis à conditions, tout comme d'autres segments du commerce de l'or en général.

De manière générale, ces dernières activités seront soumises à autorisation du Premier ministre et une licence sera délivrée par la BEV. S'agissant de cette dernière, cet arrêté, qui n'est encore qu'un projet, précise la fonction essentielle de la banque centrale : organiser la production et le commerce de lingot d'or, ou autoriser les entreprises organisant ceux-ci, avec en ce dernier cas la charge pour la BEV de réglementer le volume, les modalités et les formalités en cas de transfert de droits entre ces entreprises. En matière d'import-export d'or brut, et excepté la BEV, seules les entreprises titulaires d'une telle licence peuvent faire un tel commerce. La licence d'importation sera délivrée à certains fabricants de bijoux et d'objets artisanaux pour le marché intérieur. Les entreprises investissant de l'or à l'étranger et ayant besoin de récupérer leur placement disposeront du même droit.

Le projet d'arrêté de gestion de la commercialisation de l'or en pièces met l'accent à la fois sur la commercialisation et la sous-traitance. Concrètement, la production sera possible pour les entreprises dotées d'un capital social de 500 milliards de dôngs au minimum et détenant 25% des parts de marché pendant trois ans consécutifs. Concernant la commercialisation, les conditions seront plus sévères : capital social de 100 milliards de dôngs au moins et deux années d'expériences. En outre, la BEV est prête à intervenir sur le marché en cas de flambée des prix jugée irraisonnable.

Par Thuy Tiên - Le courrier du Vietnam - 3 novembre 2011