Depuis plusieurs années, le régime communiste avait mis en plan ces centres pour drogués et prostituées, classés dans la même catégorie générique des "fléaux sociaux". De nombreuses organisations internationales avaient exigé leur fermeture. Près de 900 prostituées seront libérées au Vietnam l'an prochain de ces centres de réhabilitation, a rapporté jeudi la presse officielle.

En vertu de la récente réforme d'une loi administrative qui entrera en vigueur en juillet 2013, les travailleuses du sexe vont être autorisées à rentrer chez elles, selon le quotidien Thanh Nien. "C'est un changement de tendance important dans la lutte contre la prostitution", a estimé Le Duc Hien, directeur adjoint du Département pour la prévention des fléaux sociaux, cité par le journal. "Toutefois, cela ne signifie pas que nous légalisons la prostitution".

Depuis juillet dernier, les prostituées interpellées ne sont plus envoyées dans les centres de réhabilitation, mais doivent verser une amende maximale de 240 dollars, selon le Thanh Nien. Les toxicomanes continuent pour leur part d'être envoyés en désintoxication.

Un rapport publié l'an passé par l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) affirmait que les toxicomanes se voyaient imposés des travaux forcés et des violences en l'absence de tout traitement approprié. Mais le régime de Hanoï avait accusé les critiques de déformer la situation et revendiqué une méthode "humaine" pour aider les toxicomanes à se débarrasser de leur addiction et préparer leur réintégration. Le pays communiste, où la prostitution est interdite mais très répandue, compterait officiellement 30.000 travailleuses du sexe, une estimation probablement en deçà de la réalité.

TF1 Tv - 11 octobre 2012