Le Vietnam accomplit toujours les devoirs de pays membre, participe activement à tous les mécanismes et organisations de la communauté francophone, et a avancé une initiative pour renforcer la solidarité entre les pays membres, particulièrement pour venir en aide aux pays pauvres, a déclaré Nguyen Thi Doan, à la tête de la délégation vietnamienne participant au 14e Sommet de la Francophonie qui s'est clôturée dimanche à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

La vice-présidente vietnamiennne a loué les efforts en vue de rehausser la position internationale de la Francophonie. Elle a souhaité voir la communauté francophone réviser de façon rationnelle ses priorités stratégiques, notamment chercher des ressources extérieures et dynamiser sa coopération avec les partenaires régionaux et internationaux comme l'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne....

Le 14e Sommet de la Francophonie, placé sous le thème "Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale", s'est concentré sur le rôle de l'Afrique au sein de la Francophonie, les enjeux environnementaux et économiques, le développement de la langue française, la sécurité et la vie politique dans le monde comme dans les pays francophones en crise.

A la séance de clôture dimanche après-midi, les dirigeants des pays francophones ont approuvé la Déclaration de Kinshasa, ainsi que des résolutions sur la situation réelle dans certains pays membres, la lutte anti-piraterie dans le golfe de Guinée, les orientations de coopération tripartite, et les politiques de promotion de l'usage du français.

Toujours au Sommet, la Francophonie a accueilli deux nouveaux membres : le Qatar en tant que membre associé et l'Uruguay, membre observateur. L'Arménie est passée du statut de membre associé à celui de membre à part entière.

Agence Vietnamienne d'Information - 14 octobre 2012

___

Le Sénégal accueillera le prochain sommet de la Francophonie en 2014

Le Sénégal accueillera le prochain sommet de la Francophonie en 2014, a-t-on appris dimanche de source officielle lors de la cérémonie de clôture du 14ème sommet de la Francophonie (OIF) à Kinshasa.

"Je déclare que la 14ème conférence des chefs d'Etat et de gouvernement ayant le français en partage est close. Rendez-vous à Dakar en 2014", a lancé le président congolais Joseph Kabila, hôte du sommet.

Devant la presse, son homologue sénégalais Macky Sall a considéré le choix de son pays comme "une marque de confiance et d'amitié", "un hommage à l'un des pères fondateurs de la Francophonie, (le défunt président sénégalais) Leopold Sédar Senghor".

"Si Dakar a été choisie, c'est aussi pour saluer la démocratie sénégalaise", a ajouté Macky Sall, élu en mars quatrième président de la République du Sénégal face au sortant Abdoulaye Wade.

Il a aussi jugé que ce choix rendait "un hommage appuyé à l'action du secrétaire général de la Francophonie (l'ancien président sénégalais de 1981 à 2000) Abdou Diouf à la tête de l'organisation".

"Ce choix vous honore et honore la démocratie sénégalaise", lui a répondu M. Diouf.

Le Sénégal a été choisi "à l'unanimité des pays membres", a relevé M. Sall, remerciant les autres "pays candidats qui avaient eu la grandeur d'esprit de retirer leur candidature" pour que le Sénégal reste "seul candidat".

Le Sénégal et le Vietnam étaient, selon les délégués, "au coude-à-coude" alors que le Vietnam était "très, très motivé et l'avait fait savoir".

La Moldavie et Haïti s'étaient également proposés d'accueillir ce 15ème sommet sans en avoir réellement les moyens.

La candidature du Sénégal, pays natal du secrétaire général Abdou Diouf, était "très appréciée" par de nombreux pays membres et appuyée notamment par la France, a relevé une source politique au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L'Orient Le Jour - 14 octobre 2012

___

Sommet Francophonie: Adoption de la Déclaration de Kinshasa

Le XIVème Sommet de l’OIF s’achève sur l’adoption de la Déclaration de Kinshasa – Le XIV ème Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a pris fin ce dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RD Congo), par l’adoption d’un document final dit 'Déclaration de Kinshasa' qui condamne fermement les actes terroristes dans le Sahel. Le texte déplore également la criminalité organisée au Sahel et les actes de piraterie dans le golfe d’Aden et le golfe de Guinée.

«'ous exprimons notre solidarité envers les pays concernés et appelons la communauté internationale à se mobiliser pour éradiquer ces menaces, conformément à la résolution adoptée à Montreux', affirment les chefs d’Etat et de gouvernement après deux jours de travaux.

Ils s’engagent à approfondir et à accélérer la mise en œuvre d’une gouvernance démocratique des systèmes de sécurité tout en réaffirmant la nécessité d’organiser dans les pays francophones des élections libres, démocratiques et transparente afin de garantir la légitimité démocratique des institutions et d’assurer un déroulement apaisé des consultations électorales.

'Nous attachons une importance particulière à l’appropriation durable par nos Etats et gouvernements membres des capacités électorales et saluons la création du Réseau des compétences électorales francophones', poursuit la Déclaration.

Elle rappelle que 'la liberté de presse, qui repose sur la pluralité des médias et la libre communication de l’information, de la pensée et des opinions constitue une composante essentielle de la vie démocratique'.

'Nous nous engageons à assurer les conditions de cette liberté et une protection effective des journalistes et des autres acteurs de la presse dans l’exercice de leurs métiers, en particulier au niveau de la législation, de la protection judiciaire que de la sécurité physique', ont juré les chefs d’Etat et de gouvernement présents à Kinshasa.

La 'Déclaration de Kinshasa' affirme par ailleurs l’impérieuse nécessité de veiller à ce que la mondialisation soit au bénéfice de tous afin de promouvoir une gouvernance environnementale au service de la qualité de la vie.

'Nous estimons que les défis de la lutte contre pour la réduction de la pauvreté demeurent pressants au regard du niveau actuel de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement', souligne le texte.

Il réaffirme la spécificité de la Francophonie 'fondée sur la langue française et les valeurs qu’elle promeut : la diversité culturelle, le multilinguisme, la paix, la démocratie, l’Etat de droit, les droits de l’homme, l’égalité entre les hommes et les femmes, le développement durable, l’éducation et la solidarité'.

Pour les Etats francophones, il est important de préserver les écosystèmes et de renforcer les capacités des acteurs nationaux responsables de l’élaboration des politiques et programmes afin d’assurer une prise en charge efficace des atteintes à l’environnement.

'Nous, nous engageons à mettre en place des politiques de conservation et d’exploitation durable des forêts, des océans et des mers ainsi que leurs ressources', promettent les Etats membres de l’OIF qui ont décidé de s’engager dans une gestion multilatérale cohérente et transparente des enjeux environnementaux.

Après les questions de paix, de sécurité et d’enjeux environnementaux et économiques, le XIV ème Sommet a débattu de la place de la langue française dans le monde puis des problématiques d’éducation et de diversité culturelle.

A cet égard, la Déclaration insiste sur la nécessité de faire respecter le multilinguisme au sein des organisations internationales, conformément aux dispositions relatives prévues par leurs statuts et règlements intérieurs.

'En réponse aux Déclarations de Québec et de Montreux, nous adoptons la Politique intégrée de promotion de la langue française. Nous nous engageons à en concrétiser les objectifs prioritaires dans nos pays et à favoriser la coopération internationale dans ce domaine', détaille le document final du XIV ème Sommet de l’OIF.

Les chefs d’Etat et de gouvernement se sont en outre engagés à renforcer la coopération entre leurs Etats afin d’atteindre l’objectif d’une éducation de qualité pour tous, de mettre en place et de maintenir un dispositif efficace de régulation des systèmes éducatifs.

'Nous demandons à l’OIF, à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), à l’Université Senghor et à la Conférence des ministres francophones de l’Education (CONFEMEN) de poursuivre la réflexion concernant les instruments permettant d’assurer la qualité et l’équité de l’ensemble des services éducatifs, tant publics que privés et à renforcer l’accompagnement des Etats et gouvernements dans leur mise en place', ont-ils insisté.

A l’issue de leurs travaux, les délégations présentes à Kinshasa ont pris la ferme résolution de poursuivre le développement de leurs politiques et industries culturelles dans l’esprit de la Convention des Nations unies sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

'Nous demandons à l’OIF ainsi qu’aux opérateurs de poursuivre leurs programmes d’accompagnement des politiques et industries culturelles dans les pays du Sud', relève la 'Déclaration de Kinshasa».

'Nous lui demandons également de veiller à mettre en place une politique de conservation et de valorisation du patrimoine, notamment avec le support des technologies numériques', ajoute-t-elle.

Près d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont pris part au XIV ème Sommet de l’OIF qui a eu pour thème principal 'Francophonie : enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale'.

Les chefs d’Etat et de gouvernement présents à Dakar ont admis l’Arménie comme membre à part entière, le Qatar comme membre 'associé' et l’Uruguay comme 'membre observateur'.

Ils ont également confié au Sénégal l’organisation en 2012 de leur XVème qui coïncidera avec la fin du troisième et dernier mandat de l’actuel Secrétaire général Abdou Diouf, ancien président sénégalais (1981-2000).

Agence Panafricaine de Presse - 14 octobre 1012