Ce projet asiatique témoigne de la volonté du gouvernement de Hanoï d’attirer des investissements étrangers. Le complexe industriel de 460 millions de dollars bénéficie du financement des banques Mizuho, Sumitomo Mitsui et Bank of Tokyo Mitsubishi UFJ, trois poids lourds liés à des consortiums industriels et des maisons de commerce japonaises.

L’aluminerie associée à la mine de Tan Rai a rencontré l’opposition de défenseurs de l’environnement, en raison de sa localisation à Lam Dong, sur les Hauts-Plateaux, principale région productrice de café du Vietnam. La proximité des deux activités parait incompatible, le traitement de l’aluminium produisant des boues rouges (hydroxyde de sodium), qui risquent de polluer les nappes phréatiques.

Les habitants des Hauts-Plateaux redoutent aussi l’arrivée en masse de mineurs chinois dans la région. Tan Rai devrait produire 630.000 tonnes d’alumine par an, destinées aux métallurgistes du Yunnan voisin, ainsi qu’au négociant nippon Marubeni.

Tan Rai est le second projet d’aluminerie au Vietnam, après celui de Nhan Co, implanté à Dak Nong, également sur les Hauts Plateaux. Initié par le groupe sud-coréen Dongyang Gangchul, il devrait démarrer en 2013.

Le Vietnam dispose des troisièmes réserves en bauxite du monde.

Commodesk - 20 novembre 2012