Après une audience de deux heures, la cour d'appel de la province de Dak Nong (centre) a rejeté l'appel de Dinh Dang Dinh, un ancien enseignant de 49 ans, condamné en août en première instance pour "propagande contre l'Etat".

"Mon client n'a pas reconnu les accusations. Mais la cour a maintenu que le verdict en première instance était correct", a déclaré à l'AFP l'avocat Nguyen Thanh Luong au téléphone.

Dinh, aussi ancien officier de l'armée, était accusé d'avoir écrit et publié sur l'internet, entre fin 2007 et son arrestation fin 2011, des centaines de documents critiquant l'Etat, le Parti communiste, et son défunt fondateur, Ho Chi Minh.

Il avait aussi appelé au pluralisme, et protesté contre un projet controversé d'exploitation de bauxite dans les Hauts-Plateaux du centre du pays, selon la presse officielle.

"Dinh est un domino de plus tombant dans la campagne systématique du Vietnam pour faire taire les critiques", a dénoncé Phil Robertson, directeur adjoint en Asie de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch.

Reporters sans frontières a pour sa part exigé sa libération en évoquant une "farce judiciaire".

Les accusations de propagande contre l'Etat et de tentative de renversement du régime sont régulièrement utilisées contre les dissidents dans un pays où le Parti communiste interdit tout débat politique.

Selon HRW, le Vietnam a condamné cette année au moins 10 militants pacifiques et au moins sept autres blogueurs et militants attendent d'être jugés.

Agence France Presse - 21 novembre 2012