Le régime communiste a toutes les peines du monde à sortir du marasme, avec un secteur bancaire criblé de dettes toxiques et un secteur public qui continue de dominer l'économie mais ne s'est débarrassé ni de la corruption, ni des méthodes de gestion hasardeuses héritées de l'économie planifiée. Le taux de refinancement a été réduit de 10 à 9% et le taux d'escompte de 8 à 7%, a précisé la SBV dans un communiqué.

"Cette décision vise à aider les entreprises à surmonter les difficultés de l'accès aux prêts", a expliqué à l'AFP la responsable d'une banque à capitaux étrangers de Hanoï, en admettant que cela ne suffirait probablement pas à "améliorer la situation à court terme". Des réductions similaires avaient été effectuées entre mars et juillet.

Le Vietnam a connu ces deux dernières décennies une forte croissance. Mais une inflation à deux chiffres, un déficit commercial important et une monnaie en chute libre avaient forcé le Parti communiste au pouvoir à lutter contre la surchauffe. Le gouvernement a réussi à ramener l'inflation d'un pic de 23% en août 2011 à 7,08% en novembre dernier. Mais l'activité a du coup énormément ralenti. Le PIB du pays n'augmenterait que de 5,2% en 2012, le plus mauvais résultat depuis 13 ans, selon des estimations officielles.

Agence France Presse - 24 décembre 2012