La "Déclaration des étudiants du lycée Ly Tu Trong", postée par l'adolescente mi-décembre, pastiche un discours de 1946 dans lequel le fondateur du Parti communiste vietnamien appelait à la résistance contre les colonisateurs français.

"A tous les élèves! Comme nous voulons la paix, nous avons fait des concessions. Mais plus nous faisons de concessions, plus les enseignants insistent, car ils sont déterminés à nous faire échouer encore une fois", disait-elle dans son message, selon le quotidien officiel Thanh Nien.

"Tous les élèves (...) doivent trouver des moyens d'obtenir de bonnes notes aux examens (...). Ceux qui n'ont ni la santé ni l'esprit doivent copier ou utiliser des antisèches", ajoutait-elle.

Des responsables locaux ont estimé qu'elle avait déformé l'histoire du pays et "gravement insulté" l'établissement scolaire.

"L'obliger à rester à la maison est aussi un moyen de l'éduquer", s'est défendu dans la presse locale le directeur du lycée, Nguyen Tan Si, évoquant d'autres manquements plus graves à la discipline de l'adolescente punie.

L'incident a provoqué de nombreuses critiques sur internet. Selon un sondage conduit par le site VNExpress, 70% des lecteurs ont dénoncé une punition trop dure.

Selon les médias d'Etat, son père a déposé une plainte auprès des autorités locales chargées de l'éducation.

Les Vietnamiens sont abreuvés d'histoires sur "l'Oncle Ho" dès le jardin d'enfant dans un pays qui entretient un culte de la personnalité autour de cette figure de l'indépendance, dont le corps embaumé trône dans un mausolée ouvert au public dans la capitale.

Agence France Presse - 8 janvier 2013