Ces accords d'armistice ont entraîné le retrait des forces américaines du pays, en échange de la libération des prisonniers détenus par les forces du Nord-Vietnam. Il a également temporairement mis fin au conflit entre Vietnam du Nord et Vietnam du Sud, avant une reprise des combats et des mouvements de troupes aboutissant deux ans plus tard à la chute du régime sud-vietnamien. Quarante ans après, dans un pays aujourd'hui réunifié, comment cet anniversaire est-il célébré ?

Les festivités ont débuté par une cérémonie officielle il y a deux jours. Devant d'anciens membres de la délégation nord-vietnamienne envoyée il y a 40 ans à Paris pour négocier, le président vietnamien Truong Tan Sang a souligné la portée historique de l'événement.

« C'est la victoire du peuple vietnamien et des personnes éprises de paix dans le monde », a-t-il dit, insistant sur la longueur – 4 ans - et l’âpreté des discussions.

Autre événement : une petite exposition photographique, en accès libre, a été installée dans le centre de Hanoï. Sur les murs, plus de 150 photos retracent les quatre années de négociations, non sans insister lourdement sur la victoire et l'intelligence diplomatique nord-vietnamienne.

Un anniversaire en demi-teinte

Mais l'impression générale est que le régime ne semble pas vouloir faire de cet anniversaire une priorité. Certes, dans les rues de la capitale, quelques banderoles rouges aux lettres jaunes appellent dans le style communiste habituel à « chaudement célébrer le 40e anniversaire des accord de Paris ». Mais elles semblent isolées au milieu des autres messages exhortant au développement économique ou encore rappelant l'importance de la famille au sein de la société.

Récemment, le souvenir des bombardements américains de décembre 1972 sur la capitale avait été beaucoup plus mis en avant. Le coût des célébrations avait alors soulevé des critiques, à l'heure ou la population vietnamienne est préoccupée par la situation économique. Peut-être une explication à cette commémoration en demi-teinte.

Par Victor Guillot - Radio France Internationale - 27 janvier 2013