“Nos demandes officielles d’entretien avec le chef du gouvernement sont restées sans réponse. Face à la surdité des autorités vietnamiennes, nous avons cherché à le rencontrer au cours de ses déplacements à Paris, notamment à la sortie de la réunion avec le patronat français au Medef. A l’occasion de l’année France-Vietnam, largement consacrée au business, il est essentiel de faire connaître la situation déplorable de la liberté de l’information dans ce pays où les autorités répriment violemment tous ceux qui appellent au multipartisme, enquêtent sur la corruption au sein du Parti ou dénoncent des scandales environnementaux”, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Éloignée par l’important dispositif de sécurité mis en place par les autorités françaises, la délégation de Reporters sans frontières s’est rendue à l’ambassade du Vietnam pour tenter à nouveau de remettre la pétition aux autorités.

“Même si manifestement les autorités vietnamiennes ne veulent entendre ni le contenu accablant du rapport “La mort programmée de la liberté de l’information” publié récemment par Reporters sans frontières, ni la voix des 25 000 signataires de la pétition, nous n’abandonnerons pas ce combat juste et légitime aux côtés des acteurs de l’information vietnamiens. L’urgence à relayer les informations sur un pays devenu la deuxième prison du monde pour les net-citoyens après la Chine, est plus que jamais d’actualité”, a-t-il conclu.

Repoters Sans Frontières - 26 septembre 2013