Depuis maintenant un an et demi, Kampuchea Balopp permet à plus de 300 enfants aidés par d'autres ONG de pratiquer le rugby chaque semaine. Une manière de faire du sport tout en abordant les notions de respect, d'entraide, de courage et d'esprit d'équipe. Un travail remarquable qui a séduit Brice Dulin, arrière du XV de France. Il a accepté de devenir l'ambassadeur de Kampuchea Balopp.

lepetitjournal.com/cambodge : Comment êtes-vous devenu ambassadeur de Kampuchea Balopp ?

Brice Dulin : C'est Jean-Baptiste Suberbie, le co-créateur de Kampuchea Balopp, qui m'a fait connaître le projet. J'avais envie d'amener quelque chose à un groupe qui en a besoin. Comme le rugby est ma passion, j'ai tout de suite beaucoup aimé le projet.

Depuis quand êtes vous ambassadeur ?

Depuis le mois d'avril mais depuis que je suis au Cambodge, j'appréhende beaucoup mieux les choses. Je me rends compte des difficultés pour trouver les aides nécessaires et pour faire évoluer les choses. Kampuchea Balopp permet aux enfants d'appréhender la vie d'une meilleure façon en leur donnant des règles. On est plus seul quand on est une équipe. On doit s'adapter aux personnes autour de nous. Le plus dur, c'est de donner le meilleur de soi-même tout en restant dans un esprit collectif.

Quel est ton rôle, concrètement ?

Pour l'instant, on doit être visibles sur les réseaux sociaux en France pour faire connaître l'association au plus grand nombre de personnes. Quand le bouche à oreille aura fonctionné, ce sera plus facile pour nous d'avoir des retombées.

Avez-vous pu rencontrer les enfants qui jouent au rugby avec Kampuchea Balopp pendant ton séjour au Cambodge ?

J'ai pris part aux entrainements avec les enfants. Malgré la barrière de la langue, on arrivait à se comprendre grâce au langage des signes, aux sourires et à notre passion commune pour le rugby. Les enfants n'ont pas peur de jouer, ils se livrent totalement. Ils ne se posent pas la question du niveau qu'ils peuvent avoir, ils jouent. J'ai aussi joué avec des enfants sourds et muets, ils arrivent toujours à contourner leur handicap. Ici, les enfants ont toujours le sourire. On ne peut être qu'admiratif du travail fait par Kampuchea Balopp.

Parlez nous un peu de ton actualité pour la rentrée, de votre arrivée au Racing Metro.

Tout d'abord, je vais découvrir mon nouvel environnement de travail, de vie et faire de nouvelles rencontres même si je connais déjà le staff. Je dois faire mes preuves et m'adapter au plus vite à ma nouvelle vie et à ma nouvelle équipe. Une prise de risque peut amener à se surpasser, à faire de belles choses. J'espère que c'est un bon choix que je viens de faire.

Par Anaïs Amans - Lepetitjournal.com - 3 juillet 2014