Au Cambodge, il y a des myriades d’ONG, des petites, des grandes, certaines avec beaucoup d’argent, d’autres moins. Parmi elles, Kampuchea Balopp dont le Petit Journal parle régulièrement. Le travail de cette ONG est admirable, ancré sur le terrain et porté par des valeurs saines au service des enfants. Des valeurs que seul le sport peut véhiculer quand il reste un outil pour se construire et grandir.

Kampuchea Ballop a croisé la route de FrapaDoc Productions, une société de production audiovisuelle spécialisée dans la réalisation de reportages et de web-documentaires. Une société montée par trois jeunes diplômés en journalisme, Gaspard d’Ornano, Maxime Morin et Matthieu Boutitie. Le point commun, des valeurs humaines justement. La ligne éditoriale de de FrapaDoc, les cultures du monde, les aventures humaines et les initiatives sociales et citoyennes, ne pouvait que croiser sur un terrain Kampuchea Ballop et transformer ensemble un bel essai.

L’équipe de FrapaDoc a donc passé, en mars dernier, un mois au Cambodge pour réaliser un webdocumentaire sur le travail généreux de Jean Baptiste Suberbie et Nicolas Olivry auprès de 600 enfants. « Pour certains, c’est un défouloir, un jeu qui leur permet d’apprendre le respect de l’adversaire et la notion de groupe, souligne FrapDoc dans la présentation de leur projet. Pour d’autres, c’est un moyen de s’épanouir socialement et de se former à un métier en devenant entraineurs. Aujourd’hui, Kampuchea Balopp forme et emploie à temps plein quatre entraîneurs-éducateurs de rugby ».

FrapaDoc est venu et a vécu sur ses propres deniers pour réaliser le documentaire. Pour financer leur travail et aider Kampuchea Ballop, les deux structures ont lancé, le 21 juillet dernier, un crowd funding sur le site Indiegogo qui se terminera le 19 septembre. L’objectif est de récolter 15.000 $. Les 2/3 reviendront à la société de production. Ces fonds serviront à amortir les frais liés à l’achat des billets d’avions et du matériel de tournage, les frais de bouche, de déplacement et de logement sur place ainsi que le temps de post-production (un mois pour le montage et la mise en place de l'interactivité). Les autres 5.000 $ seront pour Kampuchea Balopp pour aider à pérenniser leur activité.

La collecte n’a récolté pour l’instant que … 70$. La période n’est pas peut-être la meilleure qu’il soit. Tout de même 70 $, c’est peu au regard de cette démarche des trois jeunes journalistes et du travail au quotidien que réalise Kampuchea Balopp.

Dans un pays où l’argent ne manque pas pour certaines ONG sur lesquelles bien des choses sont à dire – parfois dîtes d’ailleurs - Kampuchea Balopp mérite mieux, tout comme FrapaDoc qui s’est investi avec générosité dans ce projet.

Par Emmanuel Scheffer - Lepetitjournal.com - 25 Août 2014

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