Policiers et soldats ont participé à cette opération mardi à l'aube dans différents quartiers de la capitale.

«Nous sommes allés dans des endroits ciblés, là où les adolescents se réunissent, où des gens sont censés se droguer, où il y a de petits dealers», a expliqué le général Ittipon Piriyapinyo, chef adjoint de la police de Bangkok, précisant que la campagne avait été notamment initiée par la junte au pouvoir depuis mai.

Vingt-deux «petits dealers» ont été arrêtés et 83 toxicomanes ont été conduits dans des «centres de désintoxication», après des tests d'urine ou après avoir admis être des utilisateurs de drogue, a-t-il ajouté.

«S'ils ne vont pas en désintoxication (...), ils pourraient être envoyés devant un tribunal, mais si c'est volontaire, ils seront considérés comme des patients».

L'opération de mardi était «une mission test», l'objectif étant d'envoyer 900 toxicomanes dans des centres de désintoxication, a précisé Ittipon.

La Thaïlande, pays particulièrement touché par le trafic de méthamphétamines, a l'une des politiques antidrogue les plus répressives au monde, allant jusqu'à la condamnation à la peine de mort dans certains cas.

Depuis le coup d'État du 22 mai, la junte militaire a lancé des opérations pour restaurer la «moralité» du pays, arrêtant notamment des milliers de personnes dans le cadre d'une offensive contre les paris illégaux.

Agence France Presse - 9 septembre 2014