Le gouvernement a mis en place ces traitements obligatoires pour les quelque 140 000 toxicomanes recensés dans le pays afin de lutter contre une toxicomanie croissante, notament chez les jeunes.

Au Vietnam, les toxicomanes sont détenus dans des «camps de travail forcé» où ils ne reçoivent aucun soin adéquat et sont souvent soumis à des violences physiques.

L'évasion collective a eu lieu dimanche après-midi dans la ville de Haiphong, a précisé à l'AFP Nguyen Huy Hoang, vice-président du Comité populaire du district. «Plus de 400 détenus ont pris la fuite après avoir cassé la porte d'entré et menacé les gardiens avec des bâtons. Ils sont calmement allés au centre-ville».

«La police est intervenue et l'ordre a été rétabli», a-t-il ajouté. «Certains drogués sont rentrés chez eux et une trentaine sont volontairement retournés au centre. La police recherche ceux qui sont toujours en fuite».

Dans ce centre, les toxicomanes doivent suivre un traitement de deux ans, contre seulement un an encore récemment, une prolongation qui est à l'origine de la colère des internés.

De plus, la ration de leur repas a été réduite de 450 000 à 360 000 dongs par mois (de 21 à 17 dollars), a expliqué le responsable.

En mai 2010 et en avril 2012, des centaines de toxicomanes s'étaient déjà évadés d'autres centres similaires de la même ville.

Agence France Presse - 15 septembre 2014,