Ils écopent de la peine maximale. Un reporter, deux rédacteurs en chef et les deux propriétaires de l’hebdomadaire birman Bi Mon Te Nay ont été condamnés à deux ans de prison ferme. Ils avaient repris dans leur publication une rumeur colportée par un groupe de militants pro-démocratiques. Cette rumeur faisait état de la démission du gouvernement actuel et de la constitution d’une équipe intérimaire dirigée par la députée Aung San Suu Kyi.

Le gouvernement birman a réformé le secteur de la presse et a donné plus de libertés aux journalistes. Mais depuis juillet, il arrête de plus en plus de professionnels des médias, souvent pour des motifs assez vagues tels que la mise en danger de la sécurité nationale. Un cameraman a passé cette année trois mois en prison pour avoir pénétré sans autorisation dans un bureau de l’administration. En réalité, il avait interrogé un fonctionnaire qui n’avait pas apprécié ses questions.

Une nouvelle loi sur la presse doit entrer en vigueur prochainement en Birmanie. Elle ne prévoit plus de peines de prison – mais des amendes – lorsque des journalistes diffusent des informations erronées.

Par Rémy Favre - Radio France Internationale - 16 octobre 2014