Les deux parties reconnaissent que le règlement des questions maritimes est très important, a déclaré le ministre des Affaires étrangères vietnamien Pham Binh Minh, cité dans un communiqué, après la visite lundi d'un haut responsable chinois à Hanoï.

La diplomatie chinoise assure que les deux parties sont d'accord pour ne pas mener d'action qui compliquerait et élargirait les querelles.

En mai, Pékin avait installé une plate-forme pétrolière dans les eaux maritimes revendiquées par Hanoï, provoquant des émeutes meurtrières anti-chinoises au Vietnam. La plate-forme a été retirée en juillet.

Le conseiller d'Etat chinois Yang Jiechi, ex-ministre des Affaires étrangères qui reste l'un des premiers décideurs de la diplomatie chinoise, s'était déjà rendu à Hanoï en juin dernier à ce sujet.

Sa nouvelle visite montre que les deux pays souhaitent éviter que les incidents en mer de Chine méridionale, avec accrochages de bateaux vietnamiens et chinois ne dégénèrent en crises capables de faire dérailler totalement les relations bilatérales, analyse Ian Storey, expert à l'Institut d'études sur l'Asie du Sud-Est à Singapour.

Cette visite montre un changement de tactique par Pékin, confirme Jonathan London de la Hong Kong's City university, ajoutant que la Chine cherche la stabilité avec Hanoï face à l'influence croissante des Etats-Unis dans la région.

Washington a levé il y a quelques semaines son embargo sur les ventes d'armes à Hanoï, en vigueur depuis la fin de la guerre du Vietnam il y a près de 40 ans.

L'annonce de ventes d'armes à Hanoï pour sa sécurité maritime était un avertissement très clair à Pékin, qui a de graves différends territoriaux en mer de Chine méridionale avec ses voisins d'Asie du Sud-Est, notamment le Vietnam.

Agence France Presse - 27 octobre 2014