Après avoir joué avec son école de commerce, l'ESSCA, il suit un copain d'enfance à Thouars, en Fédérale 3 pour deux saisons. Aujourd'hui âgé de 26 ans, il revient sur son aventure au Vietnam, où le rugby n'a pas totalement disparu de son quotidien.

Comment t'es-tu retrouvé au Vietnam ?

Après un stage de fin d’étude au Vietnam, j'ai décidé de revenir tenter ma chance avec ma fiancée et ma fille (qui a 5 ans aujourd'hui). Grâce au club des Saigon Geckos, pour lequel j'avais joué durant mon stage, et son président, j'ai très vite trouvé du travail. Il m'a offert une place de lecteur et je l'ai définitivement remplacé après son départ. La force du réseau rugby est incroyable. Au départ, je cherchais un emploi dans le business mais enseigner est devenu une véritable vocation. Sur place, l'acclimatation fut très rapide, je connaissais déjà le pays et la ville de Saigon, sans oublier une bande de potes et un club de rugby très sympathique.

Justement, parle-nous un peu plus de ton club.

Le club des Saigon Geckos a été créé en 1993, quand les premiers étrangers ont pu entrer au Vietnam, auparavant fermé sous l'ère communiste. On a quasiment 150 membres dont 50 jouent au contact, le reste jouant au touch. Beaucoup de nationalités sont représentées avec une majorité de Français (une quarantaine), des Australiens, des Britanniques, des Néo-Z, des Sud-Af mais aussi des Japonais, des Péruviens, des Canadiens et des Américains ! Avec l'équipe de contact, on joue une dizaine de matchs et un ou deux tournois par an, essentiellement contre des équipes cambodgiennes, où le rugby est plus développé, et contre Hanoï deux fois par an. On dispute aussi la coupe des club d'Asie du sud-est contre les Bangkok Bangers, les Manila Nomads, les Jakarta Komodos et les Royal Selangor Dogs, une équipe de Kuala Lumpur.

Par Clément Suman - Lerugbynistere.fr - 2 décembre 2014