Après des semaines de boycott de la défense de Nuon Chea, l'idéologue du régime khmer rouge, âgé de 88 ans, et du chef de l'Etat de l'ex-"Kampuchéa démocratique" Khieu Samphan, 83 ans, les avocats ont assisté à l'audience de jeudi.

Pour des raisons de santé Nuon Chea suit la procédure depuis une cellule de détention provisoire, tandis que Khieu Samphan était assis devant le tribunal aux côtés de ses avocats. Les deux hommes nient toutes les accusations.

Les avocats de Khieu Samphan ont accusé le tribunal de faire pression sur la défense après la nomination d'un avocat de secours par le tribunal.

"J'ai le droit à un procès équitable par un tribunal impartial avec l'avocat de mon choix", a déclaré Khieu Samphan aux juges. Il a ajouté qu'il exercerait son "droit au silence" pendant toute la procédure.

Ce deuxième procès est consacré au génocide des Vietnamiens et de la minorité musulmane des Chams, aux mariages forcés et aux viols commis dans ce cadre, ainsi qu'aux crimes perpétrés dans plusieurs camps de travail et prisons, dont le centre S-21, à Phnom Penh.

Les deux dirigeants ont déjà été condamnés à la prison à vie en août pour crimes contre l'humanité par le tribunal de Phnom Penh.

Après cette première condamnation contre des hauts dirigeants du régime khmer rouge, un deuxième procès s'est ouvert en parallèle en juillet. La procédure a été découpée en plusieurs procès séparés afin d'aller plus vite, de crainte que les accusés ne meurent avant tout verdict.

Toutefois ce deuxième procès avait été ajourné en raison du boycott de la défense. A partir de la mi-octobre, les avocats des accusés avaient refusé d'assister aux audiences, demandant la disqualification des juges de première instance et plus de temps pour déposer des documents d'appel complet.

Le tribunal, critiqué pour ses lenteurs, a également déjà condamné à la détention à perpétuité Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav, chef de la prison de Phnom Penh S-21 où 15.000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées.

Agence France Presse - 8 janvier 2015


Le procès de deux dirigeants khmers rouges reprend

Les deux khmers rouges doivent répondre des accusations de «génocide» commis entre 1975 et 1979.

Après des semaines de boycott de la défense de Nuon Chea, l'idéologue du régime khmer rouge, âgé de 88 ans, et du chef de l'Etat de l'ex-«Kampuchéa démocratique» Khieu Samphan, 83 ans, les avocats ont assisté à l'audience de jeudi.

Pour des raisons de santé Nuon Chea suit la procédure depuis une cellule de détention provisoire, tandis que Khieu Samphan était assis devant le tribunal aux côtés de ses avocats. Les deux hommes nient toutes les accusations. Les avocats de Khieu Samphan ont accusé le tribunal de faire pression sur la défense après la nomination d'un avocat de secours par le tribunal.

«J'ai le droit à un procès équitable par un tribunal impartial avec l'avocat de mon choix», a déclaré Khieu Samphan aux juges. Il a ajouté qu'il exercerait son «droit au silence» pendant toute la procédure.

Génocide des Vietnamiens et des Chams

Ce deuxième procès est consacré au génocide des Vietnamiens et de la minorité musulmane des Chams, aux mariages forcés et aux viols commis dans ce cadre, ainsi qu'aux crimes perpétrés dans plusieurs camps de travail et prisons, dont le centre S-21, à Phnom Penh. Les deux dirigeants ont déjà été condamnés à la prison à vie en août pour crimes contre l'humanité par le tribunal de Phnom Penh.

Après cette première condamnation contre des hauts dirigeants du régime khmer rouge, un deuxième procès s'est ouvert en parallèle en juillet. La procédure a été découpée en plusieurs procès séparés afin d'aller plus vite, de crainte que les accusés ne meurent avant tout verdict.

Boycott et lenteurs

Toutefois ce deuxième procès avait été ajourné en raison du boycott de la défense. A partir de la mi-octobre, les avocats des accusés avaient refusé d'assister aux audiences, demandant la disqualification des juges de première instance et plus de temps pour déposer des documents d'appel complet.

Le tribunal, critiqué pour ses lenteurs, a également déjà condamné à la détention à perpétuité Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav, chef de la prison de Phnom Penh S-21 où 15'000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées.

Agence Télégraphique Suisse - 8 janvier 2015