Des milliers de vie des gens seront dévastées et détruites par ce projet, d'après Meach Mean, coordinateur du Réseau de protection de Rivers 3S (3SPN), auquel participe des associations locales et internationales.

Les villageois sont l'objet de pressions et d'intimidation a accusé le réseau dans un communiqué.

En dépit des graves répercussions, il n'y a aucune de transparence dans la prise de décision et aucune consultation réelle avec les communautés pour leur permettre d'exprimer leurs préoccupations, ajoute M. Mean.

Environ 5.000 personnes pourraient être déplacées par ce barrage sur un affluent du fleuve Mékong dans la province de Stung Treng dans le nord du pays qui représente un investissement de 780 millions de dollars, affirme 3SPN.

Le plaidoyer intervient un jour après les déclarations du Premier ministre Hun Sen qui a estimé lundi que les avantages économiques d'une série de barrages controversés l'emportent sur les préoccupations environnementales dans un pays où un quart de la population n'a toujours pas l'électricité.

Lundi, le Cambodge a inauguré le barrage de Stung Russey Chrum Krom, réalisé sur un lac artificiel grâce à un investissement total de près de 500 millions de dollars par le groupe chinois China Huadian Corporation.

Le gouvernement cambodgien est très critiqué pour ses accords avec des groupes étrangers - notamment chinois - pour exploiter ses terres avec des plantations de canne à sucre, d'hévéas, ou des barrages hydroélectriques. Selon les organisations de militants des droits de la terre, cela passe souvent par la spoliation des terres aux communautés rurales.

Au total, neuf barrages - dont plusieurs sont financés par la Chine - doivent ouvrir en 2019.

Agence France Presse - 13 janvier 2015