Pour Kyaw Kyaw Maung, gouverneur de la Banque centrale, l'ouverture d'une branche de la banque japonaise Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ est une «nouvelle étape».

Il a espéré que cela permettrait de renforcer l'économie par des investissements accrus et le financement des entreprises.

L'établissement japonais a indiqué que sa branche de Rangoun fournirait des «services complets bancaires, y compris dépôts, prêts et change, à des sociétés étrangères et locales opérant en Birmanie».

Deux autres banques - la japonaise Sumitomo Mitsui Banking Corporation (SMBC) et la singapourienne Oversea-Chinese Banking Corp (OCBC) - ont également reçu l'autorisation de s'établir en Birmanie.

OCBC, qui doit ouvrir sa branche jeudi, a indiqué récemment qu'elle avait déjà vu une «augmentation significative des requêtes de clients désireux d'exploiter les opportunités de croissance immenses de la Birmanie».

Cette dernière était implantée dans le pays jusqu'en 1963.

Mais à cette époque les dirigeants militaires du pays, qui ont pris le pouvoir en 1962, se sont lancés dans une politique socialiste et ont nationalisé toutes les banques.

Malgré les changements, les Birmans restent profondément méfiants par rapport au système bancaire et beaucoup n'utilisent encore que des espèces.

Le gouvernement quasi-civil, qui a remplacé en 2011 la junte militaire a lancé de grandes réformes ces dernières années. Cette politique a permis la levée des sanctions internationales et créé dans la foulée un regain d'intérêt de la part des entreprises étrangères.

Agence France Presse - 22 avril 2015