Il reste aussi, restaurée, lumineuse, colorée la pagode du camp et dans l'odeur d'encens qui enveloppe le visiteur revient, pour les anciens du CAFI, les prières d'hier, les propos des grands-mères comme autant de conseils pour inventer des lendemains heureux.

On a conservé la plaque gigantesque qui marquait autrefois l'entrée des lieux (sous l'égide du ministère des affaires sociales).

Mais pour l'essentiel, le camp est devenu la Cité du moulin du Lot, un quartier de plus dans la petite commune. Reste le 15 août. Un rendez-vous voulu par une poignée d'anciens, des bénévoles, qui réécrivent sans cesse pour les nouvelles générations ce que fut leur passé de déracinés, d'exilés, de rapatriés. Il reste l'odeur des nems, le goût des plats exotiques, les souvenirs des jeux dans ce qui était réellement un camp, fermé.

Il reste encore l'amitié au-delà du temps et des éloignements géographiques.

Loin des yeux, sans doute mais pas si loin que cela du cœur. Rendez-vous l'an prochain.

La Dépêche du Midi - 17 Août 2015