"Le déploiement de cette mission d'observation des élections confirme l'engagement continuel de l'Union européenne en faveur de la transition démocratique de la Birmanie", a commenté la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué. "Des élections tenues dans un environnement paisible et inclusif aideront à consolider des réformes irréversibles dans le pays", a-t-elle estimé.

La mission est composée d'un noyau dur de neuf analystes électoraux, déjà arrivés dans le pays, que viendront renforcer 30 observateurs à long terme et 62 observateurs à l'approche du scrutin du 8 novembre. Une délégation du Parlement européen et des diplomates européens en poste en Birmanie viendront également lui prêter main forte. Plus de 30 millions de Birmans sont appelés aux urnes le 8 novembre pour les premières élections libres en 25 ans, après des décennies de junte militaire.

Le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), part favori mais sa dirigeante, élue députée aux élections partielles de 2012, ne pourra pas devenir chef de l'Etat en raison d'un article de la Constitution qui stipule que toute personne ayant un conjoint ou des enfants étrangers ne peut assumer les plus hautes responsabilités. L'opposante, Prix Nobel de la Paix, conteste aux autorités en place des privilèges hérités de la junte, notamment leur quota de 25% de sièges au Parlement.

Agence Belga - 29 septembre 2015