« Les enquêteurs ont ouvert deux affaires contre lui car il a écrit sur deux portes de toilettes », a expliqué son avocat, Sasinan Thamnithinan, de l'ONG Thai Lawyers for Human Rights.

Les faits reprochés à Ophas Chansuksei remontent à octobre 2014 : dans les toilettes d'un centre commercial de Bangkok, il avait critiqué la junte militaire arrivée au pouvoir par un coup d'État en mai 2014. Une phrase (qui ne peut être reproduite sous peine de poursuites pour lèse-majesté) faisait référence au roi Bhumibol Adulyadej. Déjà condamné pour les mêmes faits

L'homme avait déjà été condamné en mars à 18 mois de prison, pour le premier graffiti, par le même tribunal militaire.

La loi de lèse-majesté en Thaïlande est l'une des plus sévères au monde, suscitant une forte autocensure, y compris des médias étrangers basés à Bangok, concernant la famille royale.

Depuis leur prise de pouvoir, les militaires ont fait de la lutte contre le crime de lèse-majesté leur cheval de bataille, dans un contexte de grande incertitude liée à la succession du roi Bhumibol Adulyadej, 87 ans. Les poursuites et condamnations pour lèse-majesté sont en constante augmentation.

Ouest France - 16 octobre 2015