Effectivement il semble que le système scolaire, qui demeure très politisé, ne progresse pas aussi vite que l'économie et le niveau universitaire reste moins bon que dans certains autres pays, notamment en Australie, aux États-Unis, en Chine ou à Singapour, les quatre destinations de prédilection.

Et beaucoup de jeunes pensent que le meilleur moyen de réussir professionnellement est de partir étudier ailleurs. Alors qu'ils n'étaient que 10 000 en l'an 2000, ils seraient aujourd'hui près de 150 000 étudiants vietnamiens à travers le monde (dont 7000 étudieraient en France) et leur nombre continue de croître d'année en année.

Même si 90% des étudiants financent eux-mêmes ce voyage (plus d'un milliard de dollars serait dépensé chaque année par les familles vietnamiennes pour pouvoir envoyer leurs enfants à l'étranger), certaines bourses existent (parfois offertes par les pays d'accueil) et certains concours scolaires offrent également des frais de scolarité à l'étranger aux meilleurs élèves.

L'objectif premier est de rentabiliser au maximum le potentiel des étudiants les plus prometteurs pour développer les ressources humaines nationales de demain.

Le seul problème c'est qu'une fois partis, ces jeunes ne veulent plus forcément revenir...

70% des jeunes Vietnamiens qui partent faire leurs études à l'étranger ne reviendraient pas une fois diplômés...

Opportunités professionnelles plus attractives, salaires plus avantageux, meilleur cadre de vie, niveau d'équipement des entreprises plus performant,... la liste des avantages est longue!

Et même si les conséquences économiques et humaines sont lourdes pour le Vietnam, pour le moment aucune mesure sérieuse n'a été prise pour limiter cette fuite des cerveaux ou pour moderniser le système scolaire...

Par Marielle Capelle - Lepetitjournal.com - 28 décembre 2015