“Un peu de Titanic avec une dose de The Shining, et beaucoup de poussière. On peut aisément imaginer ce que l’espace aurait donné une fois achevé. Des meubles jonchent encore le sol”, raconte le quotidien Phnom Penh Post. Le chantier du bateau, “conçu pour être un hôtel flottant” comme ceux qui remontent le Mékong et le Tonlé Sap jusqu’à Siem Reap, à proximité des temples d’Angkor, a été “abandonné en 2012”, poursuit le journal.

Aujourd’hui, The Boat pourrait devenir “le plus grand centre d’art contemporain du Cambodge”. “Cette idée ambitieuse, si elle réussit, pourrait changer le paysage de la scène artistique”, affirme le journal.

Le bateau comportera des salles d’exposition, des salles de conférence et “des studios subventionnés pour les artistes, sorte de centre névralgique de création, ‘le cœur et l’âme du projet’”, selon Dana Langlois, une galeriste de Phnom Penh qui développe The Boat avec l’hôtelier Alexis de Suremain. Manque de structures et de moyens

Une vingtaine de studios seront réservés aux artistes cambodgiens. Des artistes étrangers seront accueillis en résidence.

“Pour une ville de plus de 1 million d’habitants, Phnom Penh offre peu de lieux pour présenter de l’art contemporain, et les fonds et les infrastructures manquent”, explique au Phnom Penh Post John Shapiro, l’un des fondateurs de Khmer Arts.

La scène artistique cambodgienne est en ébullition depuis une dizaine d’années. Les œuvres de certains artistes comme Leang Seckon ou Svay Sareth, notamment, sont exposées à l’étranger.

Courrier International - 5 Février 2016