Le président français François Hollande, qu’il avait rencontré avant sa visite, lui avait exprimé sa volonté de venir au Vietnam courant second semestre 2016, a dit M. Bartolone.

"Le Vietnam est un membre important de la Francophonie", a fait remarquer le président de l’Assemblée nationale française qui s’est dit heureux d’être présent ici à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars.

Au sujet de la mer Orientale, il a plaidé pour l’observation du droit international pour garantir la liberté de la navigation maritime et aérienne dans la région.

Jeudi 17 mars, l’Assemblée nationale française a ratifié l’accord-cadre de partenariat et de coopération intégrale Union européenne-Vietnam. Claude Bartolone a émis le vœu de voir davantage d’entreprises françaises au Vietnam pour soutenir le développement du pays, notamment dans les domaines d’excellence de la France dont les hautes technologies, l’énergie et l’environnement.

Le président de l’Assemblée nationale française a été reçu vendredi après-midi 18 mars à Hanoi par le vice-Premier ministre Nguyên Xuân Phuc.

Tout en appréciant les bonnes relations bilatérales, Nguyên Xuân Phuc a souhaité que les deux pays intensifient la coopération dans différents domaines et approfondissent leur partenariat stratégique. "La France est l’un des plus grands investisseurs européens au Vietnam", a souligné le vice-Premier ministre.

Et d'indiquer que le gouvernement vietnamien est prêt à créer toutes les conditions favorables aux échanges commerciaux entre les deux pays, avant d’ajouter que le Vietnam souhaite que la France continue de lui accorder des aides publiques au développement.

Pour sa part, Claude Bartolone a souhaité que le gouvernement favorise les activités des entreprises de son pays au Vietnam.

Agence Vietnamienne d'Information - 19 Mars 2016

Renforcer l’enseignement du et en français au Vietnam

Dans le cadre de sa visite officielle au Vietnam, le président de l’Assemblée nationale française Claude Bartolone a participé, le 18 mars, à la cérémonie de signature d’un mémorandum d’accord de coopération sur la présence de locuteurs de français natifs dans les établissements scolaires vietnamiens, entre l’ambassade de France au Vietnam et le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation.

Depuis 1990, le gouvernement français, par le biais de l’ambassade de France au Vietnam, a continué de soutenir plusieurs programmes d’enseignement de la langue française et en langue française au Vietnam, dont le projet régional Valofrase. Ce dernier a pour objectif principal de développer un pôle intégré de coopération pour l’enseignement de et en français dans trois pays membres de l’OIF (Cambodge, Laos et Vietnam), au primaire, au secondaire et à l’université. Il a été lancé en 2006 avec la signature d’une convention de coopération entre les ministères de l’Éducation des trois pays, l’OIF, les gouvernements de la France, du Québec et de Wallonie-Bruxelles, ainsi que l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).

Considérant la réussite et l’efficacité du projet Valofrase, et avec le souhait de renforcer l’enseignement du français dans les établissements scolaires vietnamien à la fin du projet valofrase au Vietnam, l’ambassade de France et le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation ont signé le 18 mars un mémorandum d’accord de coopération sur la présence de locuteurs de français natifs dans les établissements scolaires vietnamiens

«Bien que ce projet soit terminé depuis le 28 décembre 2015, le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation s’engage à mobiliser toutes les ressources possibles pour valoriser la place de la langue française dans le système de l’éducation vietnamien», a souligné le vice-ministre vietnamien de l’éducation et de la formation, Nguyên Vinh Hiên.

En fonction de ce qui est déterminé et en étroite concertation avec les établissements scolaires concernés, le locuteur natif a pour rôle de contribuer aux interactions orales et écrites, en français, des élèves et de leurs professeurs ; d’être un partenaire dans les interactions, en classe et en dehors de la classe ; d’accompagner l’enseignant dans l’approche des thèmes de civilisation ; et de faire prendre conscience aux élèves de leur capacité à communiquer effectivement avec une autre communauté linguistique et culturelle.

Ainsi, le locuteur natif participera aux activités d’enseignement, sur le temps scolaire, dans les locaux scolaires. Il peut être amené à accompagner des sorties scolaires. Son action s’intègre nécessairement au projet de l’école et de l’enseignant.

Par Phuong Nga - Le Courrier du Vietnam - 18 Mars 2016