Ces accords contribueront au développement harmonieux et durable de la ville ainsi qu’aux efforts du Vietnam et de la France en matière de lutte contre le changement climatique.

Le protocole d’entente du programme de gestion de la qualité de l'air à Hanoi établit un partenariat entre le Comité populaire municipal et l’ambassade de France au Vietnam, afin de promouvoir la coopération en matière de développement urbain durable, et plus particulièrement l’amélioration de la qualité de l’air.

Il prévoit notamment une coopération pour une analyse quotidienne de la qualité de l’air de la ville, des transferts de technologies et la mobilisation de l’aide au développement française.

Les deux parties entendent collaborer, partager, développer leur expertise dans les domaines tels que le déploiement d’un réseau de capteurs et de stations de mesures, l’analyse de la qualité de l’air, l’utilisation de ces données pour élaborer des mesures de protection de la qualité de l’air et de la santé publique, l’analyse des réglementations en vigueur dans d’autres mégalopoles, le partage des progrès scientifiques sur l’analyse des particules fines.

«Hanoi a besoin d’un dispositif de mesure et d’analyse de la qualité de l’air afin que la population soit informée en temps réel et pour que les autorités disposent d’informations suffisantes pour prendre les mesures efficaces. La France dispose d’une expertise reconnue dans ce domaine. Toutes les grandes villes de France sont équipées d’un tel dispositif. En Jordanie et au Maroc, l’Agence française de développement a installé un réseau de plusieurs dizaines de capteurs. C’est ce que nous souhaitons faire ensemble à Hanoi. C’est l’objectif de notre protocole d’accord», a dit Jean-Noël Poirier, ambassadeur de France à Hanoi.

«La protection de l’environnement est une mission importante et urgente qui nécessite les efforts de toute la société, les associations concernées et la coopération internationale. Hanoi apprécie la coopération de l’ambassadeur de France avec la ville. C’est lui qui a envoyé une lettre aux autorités de Hanoi pour proposer d’installer un réseau de capteurs de mesure et d’analyse de l’air», a affirmé de son côté le président du Comité populaire de Hanoi, Nguyên Duc Chung.

Flotte de taxis électriques

D'après Jean-Noël Poirier, la société vietnamienne de taxis Mai Linh fait figure de pionnière dans le combat pour la protection de la qualité de l’air à Hanoi.

Mai Linh et le constructeur automobile français Renault travaillent sur un projet de flotte de taxis électriques pour les grandes villes du Vietnam, afin de réduire les émissions polluantes. Les deux parties ont signé, le 8 avril à Hanoi, un premier contrat d’achat de 100 véhicules électriques Renault, modèle Fluence. En juin, ces voitures électriques seront présentes au Vietnam.

«Renault élargit de plus en plus ses activités au Vietnam, un des marchés à la croissance la plus rapide en Asie-Pacifique. Renault estime que ses véhicules électriques sont une des solutions efficaces pour lutter contre le changement climatique», a insisté Roland Bouchara, directeur commercial de la région Asie-Pacifique de Renault, lors de la cérémonie de signature du contrat d'achat.

Pour sa part, le président de Mai Linh, Hô Huy, a expliqué : «Nous avons choisi les véhicules électriques de Renault en raison de leur prix raisonnable (environ 29.000 dollars la pièce) et de leur bonne qualité. De plus, ils peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’air à Hanoi».

Par Hai Vu - Le Courrier du Vietnam - 8 Avril 2016