Selon Khieu Sopheak, le porte-parole du ministère de l’intérieur, son arrestation est liée aux propos virulents qu’il a tenus l’an dernier lors de la campagne menée par l’opposition contre les empiètements du Vietnam le long de la frontière.

Le député qui possède aussi la nationalité américaine a été arrêté vers minuit dans une rue de Siem Reap par des dizaines de policiers et de militaires. Il a été menotté et embarqué pour être interrogé sans que son immunité parlementaire ne soit levée, comme ce fut le cas en août dernier lors de l’arrestation du sénateur Hong Sok Hour.

Et comme l’an dernier, les autorités ont expliqué que la levée de son immunité qui, selon la constitution, requiert l’approbation des deux tiers des députés de l’Assemblée nationale, n’était pas nécessaire dans la mesure où il s’agissait d’un « flagrant délit ». Une interprétation juridique que le Parti du sauvetage national du Cambodge conteste dans le communiqué qu’il publie ce lundi. Le Parti réclame la libération immédiate du député et demande au gouvernement de respecter la loi.

« Le cas de Um Sam An n’est pas différent de celui de Hong Sok Hour car il a accusé le gouvernement d’utiliser de fausses cartes et de vendre le pays au Vietnam », a déclaré le porte-parole du ministère de l’intérieur.

Accusé de trahison et détenu à la prison de Prey Sar à Phnom Penh, le sénateur franco- cambodgien Hong Sok Hour est en attente de son procès. Il encourt une peine de 17 ans de prison.

Pour l’heure, on ignore quelles sont les charges exactes qui pèsent contre Um Sam An. Nous y reviendrons ultérieurement.

Par Krystel Maurice - Cambodge Post - 11 avril 2016


Cambodge : un législateur arrêté pour utilisation de fausses cartes

Le législateur Um Sam An, du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), a été interpellé le 11 avril, soupçonné de l’utilisation de fausses cartes géographiques concernant les frontières avec le Vietnam.

Selon le site Cambodia Express News, Um Sam An a été arrêté par la police dans la province de Siem Reap. Il venait de retourner au Cambodge le matin du 10 avril après un séjour à l’étranger pour éviter le mandat d’arrêt de la police cambodgienne. Il a été immédiatement transféré au Département de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale du ministère cambodgien de l’Intérieur.

En août 2015, le sénateur Hong Sok H​our du CNRP a également été arrêté pour avoir déformé le traité frontalier entre le Cambodge et le Vietnam. Le tribunal de Phnom Penh a prononcé à son encontre trois chefs d’accusation : falsification de documents, utilisation de documents falsifiés et auteur de troubles graves portant atteinte à l’ordre public.

En septembre 2015, le Premier ministre cambodgien Hun Sen a averti de l’application de mesures vigoureuses aux personnes et organisations cherchant à affecter la stabilité et la sécurité politique ainsi qu’à faire comprendre faussement à la population les problèmes frontaliers.

Agence Vietnamienne d'Information - 11 avril 2016